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L'immobilier
Depuis
toujours, qui parle d'investissement, parle automatiquement d'immobilier.
Et aujourd'hui encore, l'immobilier reste l'investissement privilégié des
français. Pourquoi ? Probablement car c'est tout d'abord un placement qui
jouit de multiples avantages fiscaux, qui, ensuite, demeure stable et qui, enfin, bénéficie de rendements
spectaculaires à qui sait choisir. Sans parler de l'aspect passionnel que
constitue la pierre dans le cœur de nos concitoyens.
Ne
l'oublions pas : si les actions connaissent un succès croissant depuis quelques
temps, " un patrimoine bien constitué est avant tout diversifié".
Même si l'immobilier représente, en 2000, moins de 30 % de la fortune
totale des français - contre 50 % en 1970 - il n'y a aucune raison pour
s'en détourner complètement et ceci pour des motifs macroéconomiques tout d'abord et ensuite pour des raisons plus pragmatiques.
Partant
du principe que la fiscalité est volatile, les perspectives des investissements immobiliers s'appréhendent justement indépendamment
de leurs aspects fiscaux. On pourrait imaginer que, privé de ces avantages,
l'immobilier se trouverait fort dépourvu face à ses principaux concurrents et en particulier face aux actions.
Pourtant, il apparait largement vainqueur, que l'on soit préoccupé de rentabilité
ou de plus values. Pour les raisons suivantes :
- Hors plus value,
les actifs mobiliers ont un rendement plus faible que les actifs immobiliers
(de l'ordre de 2 % contre 6 à 7 %). Or, les premiers sont en concurrence
avec les seconds. L'équilibre de tous les marchés devrait imposer un rattrapage
naturel de la performance des actifs immobiliers.
- La poursuite de la
baisse de la fiscalité de la mutation et l'arrivée des nouvelles technologies
(dont Internet) sur le marché de la transaction ont accru la liquidité
du marché immobilier. Cette augmentation devrait entraîner une forte appréciation
des prix avec, dans le même temps, une baisse relative des rendements.
- L'indicateur de solvabilité
qui calcule la capacité d'acquisition de m² par ménage est en hausse constante
depuis quelques années.
- Le dernier argument
est assez nouveau bien qu'il s'inspire d'une ancienne théorie économique.
Elle s'énonce en ces termes : la seule source de valeur réside dans la
rareté de la terre, unique lieu de création de valeur. Aujourd'hui, le
formidable développement de la mondialisation et des nouvelles technologies
amplifie la concurrence et entraîne la disparition de nombreux monopoles.
Conséquence : une rémunération plus forte du facteur rare qu'est la Terre.
Parallèlement à ces
arguments macroéconomiques, on peut développer un argument arithmétique
qui fait tout autant mouche.
Partant de l'hypothèse
réaliste et réelle:
- qu'un investisseur (qui se situe dans la tranche d'imposition des 30
%) acquiere un appartement neuf de 3 pièces en région parisienne pour
270 000 €uros actes en main,
- qu'il le finance par un emprunt sur 20 ans sans apport et le loue
900 €uros par mois Hors Charges,
- qu'il le revende 9 ans plus tard sans aucune plus value
(c'est-à-dire à 270 000 €uros),
Se pose alors
la question: " Quelle est donc le rendement de cette opération ? " Réponse
:
| Remboursement
mensuels sur 9 ans (à 4,5% assurance comprise) |
1774
€uros
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| Loyer
mensuel moyen perçu |
900 €uros
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| Différence
de |
874
€uros
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| A laquelle
s'ajoute des frais moyens mensuels de |
180 €uros
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| Soit
une charge apparente mensuelle de |
1054
€uros
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| La réduction
d'impôt sur 9 ans est de 28 674 €uros, reportée mensuellement,
elle est de |
265 €uros
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| Le coût
effectif de ce bien est donc de (en moyenne mensuelle sur 9 ans) |
789
€uros
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Au
bout de 9 ans, le propriétaire de ce bien décide de le revendre. Par
manque de chance (ou de temps ?), il n'en obtient pas plus que le prix d'achat
initial, soit 270 000 €uros. Il rembourse à l'établissement prêteur
les 167 780 €uros du capital qu'il lui doit encore. Il reste donc à
ce propriétaire malchanceux 102 220 €uros. Malchanceux ? Pas vraiment,
car si l'on rapproche cette somme des 789 €uros mensuels effectivement
versés pendant 9 ans, on arrive à un rendement de l'ordre de… 20 % net sur la période
! Ce qui est tout bonnement le rendement des actions ! !
Et ce rendement sera encore plus important si cet investisseur (ou vous
même…) se situe dans une tranche d'imposition supérieure et ce, pour une
mise de fond nulle et une prise de risque très limitée.
L'immobilier reste prisonnier d'un cycle long, somme toute très relatif puisque pour un même
rendement, un capital investi en action doit être immobilisé entre 5 et 7 ans. Mais même cet
aspect peut devenir un avantage. Il empêche l'investisseur tenté par des allers-retours rapide
de faire des bêtises...
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