Les banques françaises souscrivent à l’immobilier

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Certaines proposent même la filière complète à leurs clients

Les banques françaises souscrivent à l’immobilier
Certaines proposent même la filière complète à leurs clients

Que ne feraient pas les banques pour conquérir un nouveau client ?
De l’immobilier, en occupant tout le champ professionnel, du produit d’investissement, en passant par l’agence, les assurances habitations et loyers impayés, à la gestion locative. En attendant d’être leur propre promoteur constructeur ? C’est déjà dans le tube selon le cabinet Precepta, cité par La Tribune, qui évoque les mouvements de BNP Paribas relatifs à ses activités de promotion (Meunier) et ses services pour l’immobilier d’entreprise (Atis Réal).

Les plus affûtées sur le sujet ?
Certainement pas la Banque Postale, redoutée à son arrivée et taxée de concurrence déloyale. La filiale du groupe La Poste n’est pas encore au niveau escomptée en termes de pertinence des taux pratiqués, de compétence de sa force de vente, et de ses choix stratégiques de clientèles cibles, apparemment un coeur de cible de clientèle moins aisé et plus âgée que ceux des autres banques.
Plus sûrement le Crédit Agricole avec son réseau Square Habitat qui vise à fin 2006, près de 200 agences, 60 000 transactions et une place dans le top ten des agences immobilières.
Avec son challenger direct, Crédit Mutuel-CIC, les deux banques détiennent 20% du marché.
La Société Générale, les Caisses d’épargne dont le potentiel de développement semble énorme, BNP Paribas, Le groupe banque Populaire et LCL. Précepta souligne que les banques coopératives ont l’avantage sur les généralistes (Les mutualistes génèrent près de la moitié de la production totale de crédits). Les clients seraient par ailleurs très accros aux services en ligne, selon une étude du cabinet Novamétrie.
Parmi les 36 % de ménages souhaitant prendre un prêt à l’habitat d’ici à 2010, beaucoup souhaitent ainsi pouvoir souscrire leur crédit en ligne. Mais les banquiers « n’y croient pas pour l’instant, trouvant qu’Internet reste faillible pour ce produit » selon Novamétrie.

La question du service
Alors que les banques françaises redoublent d’efforts sur ce créneau de l’immobilier, les Français s’avouent déçus par ces mêmes banques : manque d'anticipation de leurs besoins, le manque de compétences des interlocuteurs, la qualité moindre de l'information transmise et la mauvaise relation téléphonique. Selon le dernier baromètre de la relation banque-client réalisée par la société de conseil Cosmobay-Vectis. Les personnes interrogées, qui détiennent toutes un compte dans les huit principales banques de réseau français, attribuent à leur banque une note moyenne de 6,52 sur 10. Même si 42 % d'entre eux ont donné au moins 8 sur 10, 40 % attribuent une note inférieure à 6.
Les banques ont donc intérêt à soigner leurs qualités de services immobiliers, si elles ne veulent pas rejoindre d’autres « mal notés » de la qualité de service, les agences immobilières.

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