Raphaël Savariello, Président Fondateur du Groupe Piera, Promoteur Constructeur.

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« La pratique de la montagne a connu une réelle mutation. L’accès à la résidence principale est rendu difficile».

Raphaël Savariello, Président Fondateur du Groupe Piera, Promoteur Constructeur.
« La pratique de la montagne a connu une réelle mutation. L’accès à la résidence principale est rendu difficile».

Etes-vous clairement en sous offre foncière par rapport à la demande dans les régions de montagne ?
Nous sommes aujourd’hui en situation de sous offre foncière sur des secteurs qui justifient un besoin de logement. Cela est vrai à Gap comme à Toulouse ! L’inflation des prix des fonciers est la même partout où l’on a besoin de logement. C’est évidemment aussi le cas dans les villes de montagne où la question est d’autant plus sensible que les contraintes techniques et climatiques y sont sources de surcoût au moment de la construction. Une raison particulière à la nécessaire maîtrise du prix du foncier.

Peut-on encore construire à la montagne ou la tendance est-elle à l'éloignement ?
Compte tenu de l’offre et des niveaux de prix pratiqués à l’heure actuelle en station, où la tendance est au très haut de gamme, l’accès à la résidence principale est rendu difficile. Il s’opère donc effectivement un important report vers les villages et les communes qui vivent et fonctionnent toute l’année. Ainsi les personnes qui souhaitent habiter en région de montagne et disposer d’un environnement de vie durable (au contraire d’un rythme saisonnier) choisissent de s’installer au pied des stations. Notre programme La Résidence du Rif Bel à Guillestre situé à 20 minutes des stations de Vars et de Risoul répond précisément à ce cas de figure avec un programme situé au cœur du bassin de vie et à portée du bassin « d’attraction ».

Le petit studio en station a-t-il vécu ?
C’est vraisemblable. C’est une évolution qui est indexée sur l’évolution récente des pratiques en montagne. Tout d’abord, avec le développement des réseaux et des transports depuis les grandes métropoles, les acquéreurs souhaitent et peuvent profiter toute l’année de leur pied à terre. Ensuite, il est avéré que la montagne se pratique différemment aujourd’hui qu’il y a 20 ans avec l’avènement d’alternatives au « tout ski » et le développement de la fréquentation estivale. Le petit studio est donc devenu insuffisant pour des résidents qui souhaitent disposer d’un véritable lieu de vie, point de départ ou point d’étapes de leurs activités montagnardes.

Comment identifiez-vous la demande de la clientèle ? Est-elle de plus en plus étrangère ?
La pratique de la montagne a connu une réelle mutation. La clientèle peut effectivement acheter avec dans un premier temps un objectif de mise en location mais avec aussi en perspective la possibilité de disposer d’une résidence secondaire. L’objectif est alors moins d’être au « pied des pistes » que d’être à un endroit stratégiquement situé aux portes des parcs naturels, des domaines de sports d’hiver au sens large et à portée des sentiers de randonnée.

Quels types de programmes proposez-vous en adaptation à cette demande ?
Notre programme La Résidence du Rif Bel à Guillestre correspond à ce marché. C’est un programme qui présente une architecture inspirée de l’identité locale, une résidence idéalement située aux portes des parc naturels des Ecrins et du Queyras, au pied des stations de Vars, de Risoul et à quelques minutes du domaine de Serre-Chevalier et du lac de Serre-Ponçon. Ce programme est idéal en ce qu’il combine tous les facteurs de la résidence de montagne : un accès facile aux principales attractions locales dans un bourg principal offrant tous les commerces et les services indispensables au quotidien. L’Ecrin de Monianne à Cluses (74), au pied des stations des Gets ou de Morzine et à quelques minutes de Chamonix et du Lac Léman, présente des caractéristiques sensiblement identiques.

Comment la redéfinition Du Robien et la création du Borloo impacte-t-elle votre activité de promoteur constructeur ?
L’activité du groupe Piera n’est en aucun cas déterminée ou conditionnée par l’évolution des régimes de fiscalité. Tous nos programmes sont aujourd’hui destinés à la résidence principale, soit pour des personnes souhaitant accéder à la propriété, soit pour des personnes souhaitant acheter un bien pour le louer. D’Annecy à Bordeaux en passant par Aix-en-Provence ou Béziers, notre activité est déterminée par la pertinence de nos programmes par rapport à des marchés et à des bassins socio-économiques porteurs.
La question de la fiscalité ou des conditions dans lesquelles se réalise un investissement intervient dans un second temps. Il est vrai qu’à cet instant nous sommes chez Piera très attentifs au contexte fiscal de réalisation des projets de nos clients. Notre priorité demeure celle de leur faire réaliser un investissement avec un maximum de sécurités et de garanties, tout en veillant à optimiser les bénéfices qu’ils vont tirer de l’opération.

La politique d'extension progressive des champs des ZRR vous concerne-t-elle dans votre politique d'implantation ?
Les résidences de tourisme constituent le premier objectif de la ZRR en termes d’implantation. Le groupe Piera, dont la préoccupation est la résidence principale, n’est pas positionné sur ce marché de la résidence de tourisme. Les avantages liés au régime des ZRR interviennent plutôt comme des facteurs cumulatifs avec le dispositif De Robien et Borloo ou accélérateurs sur des programmes que nous construisons dans ces zones. En tout état de cause, nous ne déterminons pas l’implantation de ceux-ci en fonction d’un critère ZRR.

Irez-vous sur des produits spécifiquement de station (chalets, résidences tourisme) si l'opportunité se présente ?
Pourquoi pas ? Pour l’instant nous ne sommes pas présents sur le marché des résidences de tourisme. Mais si un projet intéressant peut voir le jour, il sera l’occasion pour nous de mettre en oeuvre nos savoir faire et notre sensibilité haute alpine !

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