La Fnaim affine son analyse francilienne

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Des éléments d’appréciation sociologique donnent un nouveau relief aux traditionnels chiffres lissés

La Fnaim affine son analyse francilienne
Des éléments d’appréciation sociologique donnent un nouveau relief aux traditionnels chiffres lissés

Entre le 1er semestre 2006 et le 2ème semestre, la hausse est toujours là et l’homogénéisation du marché immobilier est bien confirmée concernant Paris et la 1ère couronne.
La structure des prix du marché de l’Ile-de-France n’a pas changé. Paris redevient attractif notamment dans les quartiers Ouest. L’augmentation au cours du 1er semestre 2006 se situe entre 10 % (Trudaine, Lafayette, Opéra…) et 2 % (Montmartre…). A noter que l’augmentation des prix est moins importante dans la capitale que dans la 1ère et 2ème couronnes.

La Fnaim souligne que « Les prix reflètent de moins en moins une surface en m² et de plus en plus un espace à vivre (lumière, calme…) et un environnement extérieur (commerces, lycées, transports, risques d’inondation…)». Avant de poursuivre « On peut noter également les premiers effets de la multiplication des diagnostics techniques ainsi que des cartes caractérisant des facteurs clés de l’environnement - inondation de Paris, bruit dans les rues de Paris, sécurité dans les quartiers - disponibles sur Internet. »

Mais la Chambre Fnaim Paris-Ile de France cède à son tour au péché mignon de sa grande sœur nationale en rappelant une fois encore « qu’il ne faut pas confondre ralentissement de la hausse des prix avec diminution des prix » et qu’en « terme de prospective, cela fait trois quatre ans que les observatoires démontrent l’absence de bulle immobilière.». Des points de vue loin de faire l’unanimité chez les observateurs.

Et les loyers dans tout çà ?
Ils restent stables par rapport au semestre précédent c’est-à-dire entre 17,25 € fourchette basse, et 22,50 € pour la fourchette haute, au lieu de 17,35 € et 22,75 €.
Commentaires de cette livrée de l’observatoire francilien de l’immobilier « La solvabilité des locataires à Paris est tendue car les revenus des ménages augmentent difficilement. Autre élément à prendre en compte : l’augmentation significative des charges de copropriété en 1 an qui se situent aujourd’hui aux environs de 20 € le m² par an. De façon très pratique et significative, les professionnels aujourd’hui ont tendance à exiger quatre fois le revenu net par an pour un loyer charges comprises »

La Fnaim Paris-Ile de France prend même la parole dans le débat politique en regrettant « une absence de réflexions et de débats de fond sur la politique du logement dans notre pays même depuis l’annonce des candidats à la candidature », soulignant que « les français souhaitent, comme les professionnels, plus de visibilité dans les politiques publiques… ». On attend avec impatience la prochaine note de conjoncture.

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