Un scénario de scènes de ménages

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Le taux d’effort, la part des revenus consacré au logement, ne cesse d’augmenter tout statuts d’occupation confondus (locataire, locataire, propriétaire accédant et propriétaire non accédant)

Un scénario de scènes de ménages
Le taux d’effort, la part des revenus consacré au logement, ne cesse d’augmenter tout statuts d’occupation confondus (locataire, locataire, propriétaire accédant et propriétaire non accédant)

Pour se loger, les ménages ne sont pas soumis au même effort financier selon leur âge, leur statut familial, leur niveau de revenu, leur lieu de résidence.
Affiner le diagnostic concernant le coût du logement s’avère ainsi particulièrement nécessaire pour mieux prendre en compte l’hétérogénéité des situations liée au statut d’occupation.
Dans son analyse catégorielle des dépenses de logement, intitulée "l'hétérogénéité des ménages face au coût du logement", le Centre d'analyse stratégique, s’appuie sur deux indicateurs : la répartition des différentes catégories de ménages entre les trois principaux statuts d’occupation et leur taux d’effort net pour se loger (rapport entre la dépense en logement d'un ménage et son revenu), à partir de l’enquête nationale sur le logement effectuée par l’INSEE en 2002.

Locataires, propriétaires, même combat contre la vie chère
Le coût du logement varie fortement selon les statuts des ménages : 57 % des ménages les moins riches, 74 % des moins de 30 ans, 65 % des familles monoparentales et 56 % des Parisiens sont locataires. Ils sont donc "particulièrement sensibles à l'évolution des loyers".
A contrario, les ménages les plus aisés sont devenus plus fréquemment propriétaires de leur logement : 75 % des plus riches en 2002.
L’accession à la propriété intervient plus tardivement et est réservé aux revenus les plus élevés au sein de chaque catégorie. Certaines catégories de ménages apparaissent de plus en plus contraintes par le coût du logement : les plus pauvres, les jeunes, les familles monoparentales et les parisiens.
Le taux d'effort net des ménages les plus aisés locataires ou propriétaires accédants n'a pas changé sur la période 1988-2002 (14 %), alors que celui des accédants à la propriété les moins riches a fortement augmenté (de 25 % à 33 %).
Le taux d'effort net moyen global, tous statuts confondus (âge, composition du ménage, localité, niveau de vie), s'échelonne de 6 % (pour les plus de 65 ans) à 19 % (pour les moins de 30 ans).

Les aides au logement sont dépassées
Les 10% les plus pauvres consacrent donc 18% de leurs revenus, aides comprises, au paiement de leur logement. Les aides ont perdu leur essence même, comme le note le quotidien Les Echos « Les aides au logement ne suffisent plus à réduire les inégalités des français face au coût du logement. Celles-ci sont accordées à une large population, mais elles semblent insuffisantes pour compenser la hausse des loyers. Ainsi 75% des familles monoparentales disposent déjà d’aides au logement à la hauteur de 36% de leur loyer »

Pour les auteurs de l’étude « Deux phénomènes généraux se dégagent : la plus forte augmentation du taux d’effort pour les locataires par rapport à celui des accédants à la propriété, lié essentiellement à une croissance plus forte des revenus pour les seconds, et l’accentuation des divergences de sensibilité au coût du logement entre les revenus les plus élevés et les plus bas. »

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