Joyeux Noël chez Laforêt

smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon
La note de conjoncture parisienne de fin d’année est un beau conte de Noël pour les vendeurs.

Joyeux Noël chez Laforêt
La note de conjoncture parisienne de fin d’année est un beau conte de Noël pour les vendeurs.

Hausse man
Pour Bernard de Crémiers, Co-Président de Laforêt, la conjoncture 2007 semble déjà tracée « Pour nous, les prix ne baisseront pas ! (…) Les quatre premiers mois de l’année sont généralement les plus forts en termes d’activité et 2007 ne dérogera pas à la règle »
Laforêt livre ses chiffres, fort bien détaillés quartier par quartier. L’indice des prix au mètre carré établi d’après les ventes réelles s’élève à 5.976 € en novembre 2006 contre 5.660 € en janvier de la même année, soit une augmentation de 5,6%.
Le prix moyen d’un appartement vendu s’établit à 423.112 €. Les plus fortes progressions ont été observées dans le 19ème et le 20è (de 12 à 14%). On ne constate plus de hausses spectaculaires, de l’ordre de 20%, comme l’année dernière. Le prix moyen d’un studio est de 151.689 €, celui d’un deux-pièces de 246.389 €, celui d’un trois-pièces de 390.612 €, celui d’un quatre pièces de 579.087 € et celui d’un cinq pièces de 747.783 €.
Bien entendu, ces prix moyens cachent des disparités importantes. Il est aujourd'hui de plus en plus difficile de trouver un studio à moins de 100.000 €, quel que soit l'arrondissement.

Aucun agent de prudence
Acquéreurs exigeants, généralisation de la négociation, allongement de la durée des transactions : la tendance devrait logiquement se traduire par un ralentissement de la hausse. Les stocks de biens à vendre par agence sont très légèrement supérieurs par rapport à l’an dernier (21 biens contre 18 en moyenne). Pourtant, il n’en est rien. La pénurie structurelle des biens à vendre à Paris reste d’actualité, ce qui explique l’absence de baisse des prix, en dépit des facteurs négatifs déjà cités. La hausse depuis le début de l’année, même si elle tend à se raisonner et se stabiliser, est toujours effective, particulièrement à l’Est de Paris (19ème et 20ème).

Toujours pas le moment de couper l’arbre pour avoir le fruit
Les acquéreurs n’hésitent plus à prendre leur temps, à comparer avec des biens équivalents et sont prêts à laisser passer des opportunités si le prix ne leur convient pas. La concurrence entre acquéreurs, qui était à l’origine de certains prix records, n’existe plus. Si les offres « au prix » étaient très fréquentes au cours de la récente période de franche hausse des prix, les négociations sur les prix d’affichage sont devenues presque systématiques.
Un vieux proverbe, très usité dans l’immobilier, dit « Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ». Pour Laforêt, cela semble encore possible, avec même un haricot magique au sommet. Un vrai conte de Noël qui va énerver les théoriciens de la baisse.

Le flash