Marseille n’est pas la France

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Les agences de notation Standard & Poor's et Fitch Ratings saluent l'efficacité de la gestion de la Ville de Marseille.


 

A quelques jours (19 mars) de l'examen du budget primitif 2012, par le conseil municipal, la Ville de Marseille vient d'obtenir des garanties pour ses investissements futurs. Deux agences de notation viennent, en effet, de lui octroyer les notes A et A+. Des notes satisfaisantes qui doivent lui permettre de lever des fonds auprès des organismes prêteurs.

Soucieuse de pérenniser son budget pour 2012 et les années à venir, la Ville de Marseille a fait appel à deux agences de notation.
En rassurant les organismes prêteurs, les bonnes notes décernées, A (Agence Standard & Poor's) et A+ (Agence Fitch Ratings), vont permettre à la municipalité de trouver des fonds pour poursuivre sa politique d'investissement.
La municipalité envisage notamment l'émission d'un emprunt. Il pourrait s'agir d'un emprunt d'environ 150 millions d'euros, sur 10 ans, à un taux aux alentours de 4%.
Pour émettre ce genre d'emprunt sur le marché obligataire, l'évaluation des agences de notation s'avère indispensable pour donner des garanties aux investisseurs. Dans un contexte de crise internationale, les banques sont de plus en plus frileuses dans leurs prêts aux collectivités.

Dans son rapport de notation, Fitch Ratings souligne que "la gestion financière de la ville est efficace, notamment en terme de pilotage et de prévision, ce qui soutient la capacité de l'administration municipale à faire face aux rigidités budgétaires existantes".
Standards & Poor's évoque "une stratégie financière claire (qui s'est traduite par une stabilisation de l'endettement direct de la Ville depuis 2008), une bonne capacité à maîtriser ses dépenses de fonctionnement et une gestion prudente de la dette".
L'agence salue également "la stabilisation des charges de personnel et des dépenses de fonctionnement
".­

Parmi les éléments négatifs qui ont limité la bonne note obtenue, les agences mettent en avant une dette encore élevée (même si elle est stabilisée depuis 2008) ou la relative faiblesse du tissu socio-économique avec 49% seulement de la population qui paie ses impôts sans la moindre exonération (partielle ou totale) contre 84% pour Paris.

Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille et Sénateur des Bouches-du-Rhône, se félicite de ce satisfécit global accordé par les deux agences qui vient saluer "la maîtrise des dépenses de fonctionnement courant. Nous sommes parvenus à stabiliser l'endettement et les taux d'imposition, tout en maintenant les efforts d'investissement nécessaires au développement de cette ville. Une politique volontaire et ambitieuse, poursuit le maire, qui a permis notamment de garder un taux de croissance élevé, de réduire la progression du chômage et donc de mieux résister à la crise que d'autres grandes villes françaises."

Appuyant les propos du maire sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement,  Jean-Louis Tourret, adjoint au maire chargé du budget, souligne "qu'elles  progressent, cette année, de 2% seulement, en dépit du recrutement de 100 policiers municipaux supplémentaires et du déploiement de la vidéo protection."

Le budget primitif 2012, examiné le 19 mars prochain, par le conseil municipal consacrera 270 millions d'euros à l'investissement, dont 37 millions de subvention à l'extension du Stade Vélodrome, 37 millions de subvention d'équipement et 40 millions pour la rénovation du patrimoine municipal.
L'action culturelle bénéficiera de 59 millions d'investissement. 46 millions iront à la solidarité, à l'éducation et aux sports, 41 millions aux services à la population et 84 millions au logement, à l'aménagement et au développement économique.




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