Stagnation et atonie, les maitres mots du marché immobilier Francilien actuel

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Peu d’évolution sur le marché immobilier selon les Notaires de paris Ile-de-France. Entre atonie et stagnation, le marché francilien poursuit sur sa lancée, même si le logement conserve toujours son statut de valeur-refuge. Acquéreurs et vendeurs se neutralisent entre hésitation, patience et peur de la dévalorisation des biens, malgré le faible niveau des taux d’intérêt qui a constitué au deuxième trimestre 2014 le seul ressort véritablement susceptible de faciliter l’activité, si encore les conditions d’accès au crédit étaient plus aisées…


De fait, au deuxième trimestre 2014, le volume de ventes de logements dans l’ancien est situé 2 % au-dessus de celui du second trimestre 2013. L’activité se consolide donc à bas niveau, 13 % en dessous d’un 2e trimestre moyen des dix dernières années et 23 % en dessous d’un 2e trimestre moyen observé en période de haute activité du marché. Le volume de ventes de maisons anciennes progresse davantage que celui des appartements (+5 % contre +1 % respectivement du second trimestre 2013 au deuxième trimestre 2014). Les ajustements de prix, un peu plus notables pour les maisons, expliquent peut-être cette différence.


Par rapport à l’année dernière, l’activité a repris dans la Capitale au second trimestre (+12 % de ventes d’appartements anciens), tout en restant inférieure de 11 % au deixième trimestre moyen des dix dernières années et de 26 % par rapport à la période haute. Au total, et tous logements confondus, au premier semestre 2014, 72 300 logements ont été vendus en Ile-de-France, contre 70 500 au premier semestre 2013, soit une quasi-stagnation (+2 %) dans un marché toujours atone. Mais l’amélioration est portée par le marché de l’ancien (+5 %) alors que celui du neuf cède 10 %, les investisseurs manquant toujours à l’appel.


Quelles perspectives pour les prochains mois ?
Actuellement, le marché semble faire du « sur-place » avec des volumes de ventes à peine plus soutenus qu’il y a un an et plutôt faibles dans une perspective historique plus longue. Dans le même temps et bien qu’elle s’accentue sur certains segments de marché, la correction sur les prix reste modérée et très lente au regard des volumes actuels des ventes et surtout des hausses constatées dans le passé.


Ces tendances sont-elles appelées à s’inverser dans un sens ou dans l’autre dans les prochains mois ? D’après les constatations des notaires franciliens dans leurs études, la mesure exceptionnelle d’abattement sur les plus-values, valable jusqu’à la fin août, ne semble pas avoir eu toutes les répercussions que les pouvoirs publics en attendaient.


Mais il faudra attendre les données chiffrées du 3e trimestre pour en mesurer précisément l’impact. D’un côté, les acquéreurs bénéficient d’un niveau des taux d’intérêt exceptionnellement attractifs. Mais les financements sont difficiles à obtenir. D’un autre côté, la demande reste bridée par un contexte économique et social peu favorable et très anxiogène et surtout par un niveau de prix toujours très élevés.


Le plan de relance du logement annoncé le 29 août par le Premier Ministre devrait permettre au marché de retrouver un peu de fluidité. Il comporte des éléments de desserrement de la contrainte qui pèse sur les acquéreurs et sur les acteurs de la construction. Ils présentent une incitation attractive pour la libération de terrains à bâtir. Plus particulièrement, il devrait renouveler l’intérêt des investisseurs dans le neuf, tout en sachant que ses effets risquent d’être atténués par le plafonnement des niches fiscales.


Mais les perspectives des ménages ne sont guère encourageantes notamment en termes d'emplois et surtout la confiance, déterminante quand on s’engage dans un projet immobilier, fait encore défaut. Il faut donc à craindre que le scénario d’attentisme actuel ne puisse évoluer sensiblement dans les prochains mois.

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