Immobilier : la vente dans le neuf ne fait plus recette

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Les chiffres publiés par la Fnaim sur l’accession à la propriété n’ont rien d’encourageant. Écarts de prix creusés, nombre de transactions catastrophiques dans le neuf, l’immobilier peine à se relever, même si l’année 2014 est meilleure que 2013. Doit-on y voir un signe ? Pas sûr…


Environ 720 000 logements existants ont été vendus au cours de l’année 2014, ce qui est mieux qu’en 2013 (718 000) mais bien en retrait de 2011 (802 000) et surtout de 2004 (823 000). À l’exception du trou noir consécutif à la crise des subprimes, en 2008 et 2009, le nombre de ventes a été supérieur à 800 000 presque chaque année entre 2002 et 2011. Sur les 33,9 millions de logements existants, c’est donc entre 2,1 % et 2,4 % du parc qui s’échange annuellement.


Dans le neuf, le recul est fortement prononcé. Le nombre d’appartements et de maisons de promoteur, vendues sur plan, ne devrait pas dépasser 85 000 en 2014, contre 89 315 en 2013, 115 285 en 2010 et 127 017 en 2007. Ces ventes n’atteignent donc, cette année, que 67 % de celles du pic de 2007. Elles représentent, par ailleurs, moins de 12 % des ventes du parc existant, contre 15,7 % en 2007.


Les ventes de biens immobiliers en état futur d’achèvement (VEFA) perdent 6.7 % de transactions en un an. C'est donc bien le parc immobilier ancien qui tient le marché et lui permet de subsister. Un marché sur lequel seule la région Aquitaine affiche des statistiques positives, que ce soit sur l’existant (+0,3 %) ou le neuf (+1,3 %).


Les prix, eux, ont poursuivi leur repli quel que soit le marché. Avec -1,7 % pour l’ancien, le rythme de la baise s’est ralenti par rapport à 2013, mais en 4 ans, ils ont diminué de 3,8 %. La baisse est plus prononcée pour les appartements (-2,0 %) que pour les maisons (-1,5 %). En Ile-de-France (-1,8 %), elle est quasi-uniforme sur tous les types de biens et reste inférieure à celle de 2013 (-2,5 %). En province (-1,7 %), elle s’atténue également par rapport à 2013 (-3,0 %) mais ce recul est plus net dans les appartements (-2,1 %) que dans les maisons (-1,5 %). Une seule ville connaît une forte hausse, il s’agit de Bordeaux (+4,5 % entre 2014 et 2013). Les autres villes en progression sont Strasbourg, Nîmes, Nice et Clermont-Ferrand (entre +2,5 % et +0,5 %) ainsi que Caen (+0,4 %) et Nantes (+0,1 %). À l’opposé, des villes connaissent une baisse supérieure à 3 % sur l’année : Dijon, Nancy et Paris.


Enfin, les ménages ont vu leur pouvoir d’achat évoluer sur les trois dernières années. La surface achetable évolue partout en France, sauf à Bordeaux qui perd un mètre carré achetable avec le même budget entre 2011 et 2014. Paris, Lyon et Lille, gagnent respectivement 2, 6 et 8 mètres carrés achetables, sur la même période.

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