Logement : les Français tendent davantage vers l'accession à la propriété

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Diverses et variées. C’est par ce qualificatif plutôt vague que l’on pourrait qualifier les attentes des Français en termes de politique du Logement. C’est en tout cas ce qui ressort du rapport réalisé par le Credoc, pour le compte du ministère du Logement, et réalisé au cours du mois de juin 2014, auprès de 2000 concitoyens.


Bien que le Logement reste l’une des priorités des Français, aux côtés de l’Emploi, leurs attentes sont contradictoires. Selon leur place dans la société, leur âge ou leur CSP, les Français ont une vision différente des priorités du gouvernement en termes de Logement. Aucune d’entre elles ne parvient à se détacher et donc à donner au ministère du Logement une vision claire des mesures prioritaires à engager. L'accession à la propriété reste toutefois en tête.


Ainsi, le rapport révèle que 21 % des personnes interrogées attendent que soit soutenue en priorité l’accession à la propriété. Une proportion presque aussi importante (18 %) souhaite le développement du logement social, pendant que 15 % évoquent l’aide aux jeunes actifs. Enfin, 15 % recommandent la mobilisation des logements vacants, 14 % recommandent de privilégier l’aide à la rénovation des logements anciens, et 10 % l’augmentation des aides personnelles.


La situation de chacun provoque une vision des priorités forcément disparate. En effet, les dispositifs d’accession à la propriété sont jugés plus prioritaires par les classes moyennes supérieures, les personnes en couple et celles ayant entre 25 et 39 ans. Peu nombreux sont les locataires qui n’envisagent pas l’idée de devenir un jour propriétaire. Mais la contrainte financière est très forte.


Vient ensuite le soutien au logement social. Il se place même en tête des priorités par les plus de 60 ans, les personnes seules, les retraités, les bas revenus, les habitants de l’agglomération parisienne et les locataires en général. Les aides personnelles au logement (APL) sont placées au premier rang des priorités par les bas revenus, pour qui le logement est devenu un poste budgétaire très lourd, représentant 48 % des revenus des 25 % des locataires du parc privé les plus pauvres.

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