Les Français peu convaincus par la politique actuelle du Logement

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À 83 %, les Français déplorent l’inefficacité des politiques publiques en matière de logement, et estiment à 62 % qu’on ne rénove ou ne construit pas assez de logements aujourd’hui en France. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par l’Ipsos, pour Orpi, destiné à mesurer la confiance des Français en la politique du Logement menée actuellement.



Suite à cette enquête, le réseau immobilier a soumis plusieurs propositions destinées à créer un « choc de confiance », qu’il a confronté à l’opinion publique. Cette série de mesures vise trois catégories de public essentielles à la bonne santé du marché immobilier : les séniors, les primo-accédants et les investisseurs.

 

Les séniors. Aujourd’hui, le fait d’être propriétaire de son logement principal n’est plus une garantie de sécurité financière pour les seniors, et de nombreuses personnes connaissent au moment de la retraite une forte baisse de pouvoir d’achat. Orpi propose la création d’un « Plan d’Epargne Sénior » : pouvant être ouvert à tout moment de la vie active, il serait disponible au moment de la retraite avec exonération fiscale, notamment en matière de donation.

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Selon Bernard Cadeau, Président d'Orpi, « c’est une proposition anti-précarité pour les seniors. La souscription peut se faire à n’importe quel moment de la vie professionnelle et s’activer au moment de la retraite soit pour l’achat d’un logement ou sa rénovation, soit pour la transmission des droits acquis. Il faut rappeler qu’aujourd’hui, pour être sécurisé, être propriétaire est nécessaire, mais pas suffisant ».

 


Les primo-accédants. Parmi les mesures gouvernementales emblématiques qui ont fait leur preuve par le passé, le prêt à taux zéro est certainement la plus reconnue. Orpi propose d’aller plus loin et d’étendre le prêt à taux zéro dans l’ancien à tous les primo-accédants sans condition de ressources, de travaux ou de localisation.

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« Le gouvernement vient d’annoncer l’extension du Prêt à Taux Zéro dans l’ancien à l’ensemble de la zone C, faisant ainsi passer le nombre de communes concernées de moins de 6000 à plus de 30 000. C’est un bel effort d’amélioration du pouvoir d’achat des primo-accédants… qui reste malgré tout insuffisant. Nous demandons l'extension du Prêt à Taux Zéro dans l'ancien à tous les primo-accédants sans aucune condition. C’est à ce prix que nous leur rendrons leur rôle moteur dans un parcours résidentiel qui, s’il est suffisamment dynamique, permettra de relancer durablement le marché du logement », explique Bernard Cadeau.

 


Les investisseurs. Les responsables politiques se concentrent généralement sur les mesures concernant le neuf, et ces mesures sont cruciales. Pour autant, le parc existant mérite d’être reconsidéré, en tant que potentiel rapidement mobilisable. Afin de dynamiser immédiatement le marché et d’inciter l’investissement locatif, ORPI propose d’exonérer de plus-value et/ou de droits de donation toute personne faisant l’acquisition d’un logement à condition que celui-ci soit dédié à la location pendant au moins six ans. Ce dispositif pourrait concerner les acquisitions réalisées dans le neuf ou l’ancien sur une période de deux ans. Cette mesure est approuvée par 76 % des Français.

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« Les candidats investisseurs n’ont pas ou peu confiance. Pour un effet booster, il faut des mesures simples et incitatives. N’oublions pas que 98 % du parc locatif privé appartient à des particuliers. L’absence de rentrées fiscales que ces propositions déclencheraient à court terme sera largement compensée par l’effet d’entraînement sur le PIB et sur l’emploi. Chacun connaît le poids du secteur du bâtiment à ces deux niveaux. Des incitations fiscales compréhensibles et applicables pour le plus grand nombre doivent être au cœur de la politique du logement », conclut Bernard Cadeau.

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