Taux de crédit immobilier : et si les taux planchers n’étaient pas encore atteints ?

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Au mois d’avril 2016, les taux de crédit immobilier du secteur concurrentiel, recensés par l’Observatoire Crédit Logement / CSA, se sont établis à 1.81% en moyenne, dont 1.89 % pour l’accession dans le neuf et 1.80 % pour l’accession dans l’ancien. Depuis octobre 2015, la baisse observée est de 44 points de base sur le marché de l’ancien (pour 1.80 % en avril), et 40 points de base sur le marché du neuf (pour 1.87 % en avril).


 


Pour l’Observatoire, ces taux moyens représentent un record jamais atteint depuis 40 ans qu’il sera désormais difficile à battre. Pourtant, le courtier Vousfinancer.com estime que de nouvelles baisses de taux sont à prévoir en mai, ce qui laisse penser que le plancher n’est pas encore atteint.


« De nouvelles baisses de taux ont été constatées fin avril - début mai, y compris au sein des banques qui étaient déjà les plus agressives. Ainsi, les profils haut de gamme peuvent obtenir pour la première fois des taux inédits : 0,95% sur 10 ans, 1,30% sur 15 ans, 1,45% sur 20 ans » constate Sandrine Allonier directrice des partenariats bancaires de Vousfinancer.com.


Ces niveaux record s’expliquent par la stratégie commerciale des banques qui tentent de compenser un début d’année relativement calme en termes de production de crédit alors même qu’elles comptent atteindre cette année des niveaux de production de crédits élevés, proches de ceux de 2015 (pour rappel, près de 130 milliards d’euros hors renégociation de prêt).
Ainsi, certaines banques consentent actuellement des réductions de taux allant jusqu’à 0,30 % sur les taux affichés pourtant déjà très bas avec l’objectif de s’aligner sur la concurrence, voire d’être plus compétitives notamment sur les bons dossiers. Dans ce contexte les demandes de renégociation repartent à la hausse et représentent actuellement 25 % des dossiers.

 

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« Ce contexte de taux historiquement bas est une aubaine pour les emprunteurs qui voient leur capacité d’emprunt fortement augmenter et le coût des crédits chuter. En outre comme le remboursement du capital est plus rapide lorsque les taux sont bas, les banques consentent à nouveau à financer les primo-accédants sur 25 ans et même pour certaines d’entre elles, sans apport ! En revanche, sous l’effet du redémarrage global de la demande depuis début mars, notamment avec les renégociations, les délais de traitement commencent à s’allonger dans certaines banques, mais, fort heureusement, sans commune mesure avec ce que nous avions pu constater l’année dernière à la même période » explique Sandrine Allonier.

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