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Vertus réconciliatrices de la crise

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La crise a permis la prise de conscience nécessaire à l’établissement d’un nouvel âge entre l’entreprise et la société.

La crise telle que nous la connaissons aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec les crises que nous avons connues et les crises de demain ressembleront peu aux crises actuelles. Plusieurs paramètres indiquent que les crises se transforment et avec elles nos manières de les affronter se modifient en profondeur.

La crise est devenue banale
Définie hier autour de « l’accident technologique majeur », la crise est désormais un phénomène pouvant concerner tout type d’organisation, publique ou privée, quel que soient sa taille ou son secteur d’activité. Tous les paramètres économiques, financiers, environnementaux, médiatiques, techniques, juridiques, sociaux, indiquent que les possibilités de crise seront de plus en plus fréquentes à l’avenir.

La crise est permanente
Cela signifie que les crises prennent leurs racines de plus en plus profondément dans le passé et que leurs effets peuvent se faire ressentir toujours fortement dans l’avenir. Et comme les crises se judiciarisent, les entreprises doivent compter avec une quinzaine d’années de rappel des événements.

La crise est protéiforme et mutante

L’étude des crises doit s’enrichir des sciences physiques, mathématiques et méthodologiques. Il existe un effet papillon propre aux crises et les managers doivent apprendre à penser la crise également sur le mode de l’imprévisibilité. C’est une vraie difficulté puisque nous apprenons en analysant les leçons de l’histoire et par nos propres expériences. Les crises de demain seront inédites et parfois imprévisibles. Cela signifie qu’il conviendra de ne pas compter exclusivement sur nos procédures, mais aussi de prendre en considération les cultures des organisations et le facteur humain.

Une fois la crise passée, la tentation est grande de l’oublier.
Même si le management préférerait sans doute passer à autre chose, il faut, au contraire, revenir dessus pour en tirer de précieux enseignements.
Une crise est une épreuve. L’organisation en sortira d’autant plus forte qu’elle aura analysé l’origine et les facteurs aggravants de la crise pour éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Elle en sortira d’autant plus forte qu’elle gardera la mémoire de la crise pour, mieux armée, affronter d’éventuelles futures situations sensibles. Elle en sortira d’autant plus forte qu’elle aura bien géré la crise et su en faire une opportunité constructrice de réputation, les qualités d’une organisation s’appréciant particulièrement dans l’épreuve.
L’idée que dans toute crise il y a une part d’opportunité est également valable pour l’immobilier. L’accélération des crises implique un formidable défi posé aux professionnels de l’immobilier et à leur propre réputation.

Bibliographie : les relations publiques. Refonder la confiance entre l’entreprise, les marques et leurs publics. Stéphane Billiet. Editions Dunod. Contribution : Le nouveau visage de la crise par Thierry Libaert.