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DG Mag

Les taux d’intérêts vous souhaitent une bonne année 2010

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De leur évolution dépendra la bonne santé du marché immobilier.

Dans son tableau de bord de janvier, l’Observatoire Crédit Logement / CSA indique que les taux moyens du secteur concurrentiel s’établissent pour décembre à 3.80 % (hors assurance et coût des sûretés) contre 3.77% en novembre. Et si les taux remontent, c’est ni bon ni pas bon, c’est selon.

Quoique que fassent les taux, il y aura une incidence économique en ligne de mire
Philippe Waechter, Directeur de la Recherche Economique de Natixis Asset Management pense que « pour les banques centrales des pays industrialisés, la situation globale incite à la stabilité du taux d'intérêt de référence à un niveau très bas. Les autorités monétaires réitèrent régulièrement ce message afin de stabiliser les anticipations des investisseurs sur les marchés. Il y a là une volonté marquée de prendre des engagements afin de maintenir des taux d'intérêt les plus bas possibles et ne pas contrarier la reprise de l'activité. Ce leitmotiv des banquiers centraux est perçu comme rationnel et crédible de la part des intervenants sur les marchés financiers puisque les anticipations d'inflation restent très modérées et limitées. En conséquence, les taux d'intérêt devraient être plutôt stables et réduits tout au long de l'année. ». Avec une réserve corollaire « la difficulté des autorités va être de soutenir l'activité, pour les raisons évoquées précédemment, tout en indiquant la façon dont elles infléchiront ces stratégies pour les rendre soutenables à moyen et long terme. Il y aura une sorte de schizophrénie des autorités alimentant la demande à court terme mais prenant les mesures pour rendre ces excès soutenables à moyen terme. Une telle stratégie permettra aux gouvernements de limiter les situations de défiance qui se traduiraient inéluctablement par des taux d'intérêt plus élevés. »

Après un marché 2009 en dents de scie, 2010 peut-il envoyer le bois ?

C’est, en langage populaire, la question abordée par Century 21 lors de sa conférence de presse de marché, la première de 2010. Messieurs les agents, tirez les premiers !
La reprise précoce du marché a été alimentée par la conjonction de la baisse des prix et de celle des taux d’emprunt.
Les prix se réorientant à la hausse et tangeantant ceux de 2006, le marché va tourner sur un seul moteur, celui des taux.
La solvabilité retrouvée des acquéreurs étant intimement liée au marché du crédit, les acquéreurs ne disposent plus, dorénavant, que de faibles marges de manœuvre en jouant sur les quotités d’emprunt et la durée des prêts, deux paramètres déjà imperceptiblement enclenchés.
Les volumes de vente et les prix évolueront donc alternativement entre leur ligne de support (niveau du 1er semestre 2009) et une ligne de résistance que l’on peut, à taux de crédit constant, situer a + 4% de leur niveau actuel. Le seul phénomène susceptible de jouer sur l’amplitude de cette oscillation serait l’augmentation sensible des taux d’emprunt qui pourrait resserrer ces lignes.
Si les taux restent aux alentours de 4%, une augmentation des prix comprise entre 1 et 3% est probable. En revanche, une hausse significative des taux pourrait, à nouveau, entraîner une baisse des prix proportionnelle à l’évolution des taux d’intérêts.
Les investisseurs resteront présents pour les mêmes raisons sécuritaires qu’en 2009, les primo-accédants actifs jusqu’à la limite de leur solvabilité et les transactions de confort toujours ralenties au moins au 1er semestre par un manque de confiance dans l’Economie.
Clair, net et précis, merci Century 2010 !