A quoi pourrait ressembler le territoire idéal ?
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Le territoire idéal serait probablement constitué d’un agrégat varié de villes et villages ayant des caractéristiques communes. Chacune de ces communes aurait une certaine forme d’autosuffisance (de la petite commune rurale à la grande agglomération, laquelle grande agglomération pourrait être vue comme la juxtaposition d’unités urbaines plus petites, des quartiers indépendants mais constitués en réseaux). Ces communes seraient reliées par un canevas de transports publics (ferroviaire par exemple).
Les unités urbaines seraient mixtes en termes de populations (individus, familles, enfants, personnes âgées, « riches », « pauvres ») sans aucune ségrégation au sein du territoire. Et mixte en termes d’usage : des activités économiques, des loisirs, la culture, etc. qui se mêlent aux logements. La voiture individuelle en serait exclue et la ville, structurée par des cheminements cyclistes et piétons et des réseaux de transports en commun (tram par exemple). La ville serait sobre en énergie et en eau grâce à une utilisation rationnelle de la collectivité et des citoyens (tous les bâtiments, passifs). On profiterait des éléments renouvelables : panneaux solaires thermiques pour l’eau chaude et le chauffage, panneaux photovoltaïques et mini-éoliennes pour l’électricité, eau de pluie pour les usages non-alimentaires, production de chaleur et d’électricité par une chaudière bois collective utilisant les déchets de l’industrie du bois (florissante dans la commune) et de la gestion forestière locale.
Les liens seraient renforcés : liens entre habitants (intergénérationnels, interculturels) qui se retrouveraient autour des équipements collectifs (parc, jardins mais aussi équipements culturels) et du marché local. Liens entre consommateurs et producteurs par le biais de l’artisanat local et de la production des denrées alimentaires.
L’économie relocalisée ne connaîtrait pas la crise. La mise en corrélation de l’offre et de la demande au niveau local permettrait d’atteindre une juste production et une rémunération équitable du travail. L’économie dite verte créerait de nombreux emplois et le développement des services à la personne assurerait une prise en charge solidaire de toutes les populations, tout en offrant une mission épanouissante aux employés (et entrepreneurs) de ce secteur.
Ca ressemble à un doux rêve utopiste. Ca l’est. Le chemin à parcourir entre nos territoires actuels et celui imaginé ici est immense. Mais le désir couplé au développement des moyens, la capacité des décideurs territoriaux couplée à leur motivation doit permettre d’avancer vers cet objectif intangible. Des outils existent. Les exemples se multiplient. Ne reste qu’à fédérer les énergies et à décliner au niveau local toutes ces initiatives déjà vues ailleurs et imaginées ici. Ne reste qu’à …
Bibliographie : Le développement durable territorial de Ludovic Schneider, collection 100 questions pour comprendre et agir, Afnor éditions.
www.boutique-livres.afnor.org
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