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Vous avez de la famille à Paris ?

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40% des parisiens vivent, et donc habitent, en famille. C’est peu mais c’est plus qu’avant.

En 2006, 254 000 familles vivent à Paris Elles sont 10 000 de plus qu’en 1999, soit une augmentation de 4,1 %. Les Parisiens sont ainsi 41 % à vivre dans une famille, soit 0,5 point de plus qu’en 1999 (+ 34 000 personnes). Cette légère hausse vient interrompre une baisse continue depuis les années cinquante.
Paris continue cependant de perdre des familles dans ses échanges migratoires avec le reste de la métropole. 85 000 responsables d’une famille en 2006 ont quitté la capitale entre 2001 et 2006, tandis que 24 000 venaient y habiter. Paris présenterait donc un déficit migratoire annuel de 12 000 familles

La taille des logements parisiens est peu propice à l’accueil des familles
Même si le nombre de logements de 3 pièces ou plus a augmenté de près de 9 000, leur part dans l’ensemble des logements reste très faible (42,1 %) par rapport à l’Ile-de-France (66 %) et la France métropolitaine (79 %).
Le prix d’achat d’un appartement de taille suffisante pour accueillir une famille, en particulier une famille de deux enfants ou plus, est hors de portée de la majorité des ménages. A titre d’exemple, un appartement parisien de 90 m² coûte en moyenne 545 000 euros (valeur mi-2009 d’après la Chambre des notaires), soit deux fois le prix moyen d’une maison de même taille en grande couronne. La part des propriétaires a néanmoins progressé parmi les familles parisiennes (32,6 % des familles en 2006 contre 28 % en 1999). De même, le loyer moyen d’un appartement (19 euros/m2 au 1er janvier 2009 selon l’Observatoire des loyers) est nettement plus élevé qu’en grande banlieue (12,4 euros/m2).

Une famille parisienne sur trois seulement est propriétaire à Paris
La légère augmentation du nombre de familles ne se traduit pas par de plus fortes densités d’occupation des logements. Le nombre moyen de personne par pièce (1,01) reste stable entre 1999 et 2006. Toutefois, une partie des familles parisiennes est logée trop à l’étroit : 11 % d’entre elles disposent de moins d’une demi-pièce par personne et 35 % bénéficient de moins d’une pièce par personne pour se loger.
Dans ce contexte très contraint, le parc social joue un rôle déterminant pour le logement des familles et plus particulièrement celui des familles monoparentales. Les familles parisiennes sont ainsi plus souvent locataires d’un logement HLM qu’en province (25 % contre 17 %). A Paris, contrairement à la province, les familles sont également plus souvent locataires (62 % en 2006) que propriétaires (33 %).

Les familles parisiennes migrent davantage vers les communes limitrophes
Davantage que par le passé, les départs nets des familles parisiennes profitent aux territoires les plus proches de la capitale. Ainsi, ce sont les départements de petite couronne qui gagnent le plus de familles. En 2006, ils accueillent 45 % des départs nets de familles de Paris, soit 5 points de plus qu’en 1999. Les communes limitrophes, en particulier, reçoivent de nombreuses familles en provenance de Paris. Elles accueillent, à elles seules, 20 % des départs nets (soit 3 points de plus qu’en 1999). La grande couronne, quant à elle, n’accueille plus que 18 % des départs nets (- 4 points).
Un quart des responsables de famille arrivés dans la capitale vivaient à l’étranger en 2001. Ces migrants venant de l’étranger sont plus souvent, en 2006, des couples avec un enfant (dans 48 % des cas) et moins souvent des familles monoparentales (20 %) que les migrants venant de métropole (respectivement 41 et 29 %).

Les familles sont Rive Droite
L’augmentation du nombre de familles s’inscrit dans un contexte général d’augmentation de la population, mais s’effectue à un rythme légèrement plus rapide (+ 0,6 %, en moyenne par an, contre + 0,4 % pour l’ensemble de la population). L’évolution du nombre de familles dans la plupart des arrondissements parisiens est semblable à celle de la population, sauf dans quatre arrondissements centraux. Dans les 1er et 6e arrondissements, la population augmente et le nombre de familles diminue. Inversement dans les 4e et 8e arrondissements, le nombre de ménages familiaux augmente légèrement alors que la population diminue.

Source : observatoire des familles parisiennes. Insee et Atelier Parisien d’Urbanisme – janvier 2010

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