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Les notaires hors la vue !

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Eléments de réponses à leurs questions conjoncturelles sans réponse

Si les chiffres du marché immobilier francilien proposés par la Chambre des Notaires ne souffrent guère de contestations, ils procurent à chaque publication le même regret, celui d’arriver après la bataille, et soulèvent la même question : Comment ceux qui disposent à priori des meilleurs outils d’observation peuvent-ils livrer des analyses aussi atones ?

Dans son analyse de conjoncture immobilière du 25 février, La Chambre des Notaires de Paris explique les + 9% de logements neufs vendus en Ile-de-France en 2009 vs 2008 « Le grand succès des aides à l’investissement, soit pour l’accession (prêt à taux zéro) ou pour l’investissement immobilier (loi de défiscalisation dite Scellier), explique ce véritable engouement dans un marché où le nombre de biens disponibles est devenu très réduit, faute du lancement de nouveaux programmes en nombre suffisant ». Première incompréhension : C’est pour écouler des programmes neufs que les aides ont été mises en place, pas pour générer un mouvement perpétuel d’achat aidé dans le neuf !

Avant de s’étonner « Ce dynamisme de marché est d’autant plus surprenant que celui-ci se caractérise dans le neuf comme dans l’ancien par un manque de logements à vendre, beaucoup de propriétaires ne souhaitant pas concrétiser leurs intentions de vente pendant une période de baisse des prix. » Seconde incompréhension : pourquoi, alors qu’acheter dans le neuf est largement plus avantageux que louer, devrait-il en être autrement ? On n’achète pas un produit immobilier pour le seul intérêt financier, mais par nécessité voire par envie. Et faute de Neuf, vive l’Ancien !

De ces incompréhensions naissent le paradoxe actuel du marché: le comportement des uns, les acheteurs, ne peut changer que si le comportement des autres, les vendeurs, change aussi. Et ce changement dépend, non pas de la condition humaine, mais bien du comportement de tous les autres, les professionnels de l’immobilier. Ainsi en arrêtant de se demander si le moment est propice à l’achat, parce que les taux ou parce que les prix le sont, en arrêtant de crier que la marché a besoin de logements, d’acheteurs et de vendeurs mais en se disant que les ménages ont juste le besoin naturel de se loger, le marché pourrait passer de l’aveuglement à la révélation.

« La pénurie de logements de qualité adaptés aux différents besoins des franciliens porte à court terme le risque d’un retour à la spéculation » conclut l’analyse de la Chambre. C’est à se demander si la solution ne serait pas un bon dispositif législatif d’encadrement strict des prix de l’immobilier. La régulation pour contrer la spéculation, ca marche bien généralement.