Le monde tremblera mais s’adaptera afin d’en tirer profit
L’Asie est en passe de retrouver la puissance politique et financière qu’elle possédait au 18ème siècle et sera la première à bénéficier du glissement des rapports de force de l’Ouest à l’Est. C’est la conclusion principale de l’étude « The Ascent of Asia », publiée par la banque d’affaires japonaise Nomura.
L’étude, réalisée par John Llewellyn, économiste reconnu dans le monde entier, dévoile que les fondamentaux macroéconomiques de l’Asie sont solides et que les effets positifs produits par les politiques mises en place en réponse à la crise financière ont permis à la région de se rétablir rapidement. Ces critères vont en outre contribuer de manière significative à sa croissance à moyen-terme.
La Chine et l’Inde sont les deux pays identifiés comme étant les mieux positionnés pour tirer parti des conditions favorables à la croissance. Cependant, cette croissance dépendra des orientations politiques prises et notamment de la capacité des dirigeants à mettre l’accent sur les problématiques macroéconomique et sur le commerce extérieur.
Le Japon a quant à lui connu la plus sévère récession des pays de l’OCDE, mais il dispose de plus de ressources qu’il n’y paraît. L’étude montre que le pays est confronté à des perspectives de croissance à moyen terme limitées en raison d’une population active en déclin et d’importants déficits. Un défi pour les dirigeants Japonais, dont dépend la situation financière du pays. Cependant l’étude identifie au Japon un atout non négligeable et sous utilisé, qui, s’il était valorisé, pourrait permettre de maintenir l’économie à son niveau actuel jusqu’en 2020 : sa population féminine.
De plus petites économies Asiatiques sont également bien positionnés, notamment parce que le moteur de la croissance économique, qui était jusqu’alors lié aux exportations vers l’Ouest et plaçait ces pays en situation de dépendance, se déplace aujourd’hui vers la satisfaction d’une demande plus locale. Les petites économies asiatiques représentent autour de 6% du PIB mondial.
La croissance asiatique ne se fait pas aux dépens des économies occidentales
Néanmoins elle accroît le risque de mise en place de potentielles mesures protectionnistes dans des secteurs industriels stratégiques.
« Certains observateurs occidentaux craignent la montée en puissance de l’Asie. Cependant une région riche a plus à offrir à ses voisins qu’une région pauvre. Le challenge pour les économies occidentales sera de s’adapter afin de pouvoir tirer profit, elles aussi, des opportunités générées par la croissance Asiatique rapide» estime John Llewellyn.
son rapport conclut que les politiques Asiatiques sont confrontés à des challenges considérables pour s’assurer que cette croissance économique soit durable. Cependant, les perspectives de succès sont immenses, et l’Asie a toutes les cartes en main pour réussir.
Première banque d’investissement Asiatique au rayonnement international, Nomura est également un groupe mondial de services financiers de premier plan.
www.nomura.com
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