Oui, mais l’attractivité de l’immobilier résidentiel diffère selon la typologie de l’investisseur.
Christian de Kerangal, directeur général d’IPD France, société internationale dédiée à la mesure de performance pour l’immobilier institutionnel, a répondu sans détours à la question à l’occasion de la troisièmes Assises Ad Valorem de l’Investissement résidentiel qui se sont tenus à Paris en février dernier.
Un des principaux intérêts à investir dans le logement est qu’il a un effet stabilisateur dans un portefeuille. Très clairement, cela réduit la volatilité que l’on peut rencontrer sur d’autres classes d’actifs comme les bureaux et la logistique. A contrario, le logement a des inconvénients : un rendement locatif faible et, surtout, des frais de gestion particulièrement importants, ce qui a amené un certain nombre d’investisseurs institutionnels à réduire leur allocation. Néanmoins, on constate, depuis deux à trois ans, que cette allocation ne diminue plus et que certains investisseurs commencent à réfléchir à revenir sur le logement. Pas de manière majoritaire mais, justement, pour cet effet stabilisateur.
Le rendement locatif est, certes, faible, mais n’oublions pas que le rendement en capital sur longue période est quasi équivalent à celui dégagé par les bureaux ou la logistique. Il reste donc attractif et intéressant pour des investisseurs. On voit bien, néanmoins, que, aujourd’hui, ce sont essentiellement les bailleurs sociaux qui investissent dans l’immobilier de logement. Ils continueront à le faire et je ne vois pas un retour significatif des investisseurs institutionnels, sauf à trouver un moyen de réduire le poids des charges qui obèrent de manière trop importante la rentabilité immédiate.
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