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Primo-accession rime avec duo-accession

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Accéder à la propriété nécessite désormais de se passer deux cordes au cou…

La première est fournie par votre banquier, qui en prêtant devient votre créancier préféré. La seconde par votre conjoint, qui en étant solidairement acheteur avec vous, devient votre copropriétaire obligé. Mais positivons  tout cela à la lecture du dernier Observatoire Cetelem de l’immobilier

Primo-accédants, le parcours du combattant.
Le ton est donné dès le titre de l’étude. Le premier Observatoire Cetelem de l’Immobilier attirait déjà l’attention sur la place importante occupée par les primo-accédants. Aujourd’hui, ils représentent près de 30 % des Français qui sont propriétaires. Un chiffre en constante augmentation puisque, sur la seule période 2000-2007, il s’est accru d’un tiers. Les primo-accédants français ont en moyenne 35 ans.

Les obstacles du premier achat
Les primo-accédants d’aujourd’hui évoluent dans un contexte différent. Fini le temps où l’on entrait dans une entreprise pour y terminer sa carrière. Fini le temps où le mariage constituait le socle d’une vie à deux ad vitam aeternam. Le travail pour toujours, le mariage pour toujours appartiennent bien au passé. En face, l’achat immobilier constitue un acte de confiance dans l’avenir. Or, l’avenir professionnel et l’avenir sentimental n’ont jamais été aussi incertains.

Des primo-accédants presque toujours duo-accédants
Devenir propriétaire pour la première fois oblige à « voir double », au point qu’il conviendrait de parler plutôt de duo-accédants. Plus de neuf fois sur dix, la taille du foyer est ainsi supérieure ou égale à deux personnes. Face à cette réalité, le nombre de mono-ménages n’a jamais été aussi élevé et représente plus de 44 % des ménages

Dans le doute, ne t’abstiens pas !
Être propriétaire est un idéal clairement plébiscité par 94 % des personnes interrogées, toutes catégories confondues. 85 % des locataires ont songé le devenir, mais, si 22 % d’entre eux ont entrepris des démarches sans y donner suite, c’est bien parce que franchir le pas ne va pas de soi.
Ceci se trouve confirmé par le fait que 41 % des primo-accédants depuis moins de cinq ans jugent avoir été anxieux, voire très anxieux vis-à-vis de ce premier achat.
Un sentiment d’inquiétude qui n’est pas aussi élevé chez les propriétaires « classiques » (30 % pour les non primo-accédants), qu’ils soient jeunes ou moins jeunes (34 % d’anxieux chez les 18-34 ans, 28 % chez les 50-70 ans), habitant en ville ou à la campagne (27 % et 36 %).
L’excitation est là, et bien là, mais tempérée par une projection dans l’avenir, alors que celui-ci, par les temps qui courent, reste incertain.

Propriété rime avec hérédité, plus que jamais
L’héritage ou la donation sont des façons de devenir propriétaire loin d’être négligeables puisqu’elles concernent chaque année des dizaines de milliers de logements. Elles mettent en évidence l’importance du facteur parental, que souligne également cette étude.
Car, si 77 % des personnes interrogées déclarent que leurs parents sont propriétaires, 88 % des primo-accédants depuis moins de cinq ans témoignent de cet état de fait.
Il en ressort comme une valeur d’exemplarité qui semble jouer un rôle non négligeable. Une reconduction d’un statut social allant de soi. Une nécessité de s’appuyer sur le vécu des référents les plus naturels. Un appui financier se traduisant en caution ou en apport indispensables à la concrétisation du projet. Le soutien de parents étant déjà allés au bout de ce parcours du combattant qu’est l’accession à la propriété.

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