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Le foncier rural au plus mal

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La baisse s’invite dans le marché des propriétés d’agrément

Parmi les investissements patrimoniaux disponibles, le foncier rural représente un choix pluriséculaire qui a traversé les conjonctures les plus variées. Après une période favorable aux investissements industriels, commerciaux ou financiers, il resurgit à nouveau comme une option raisonnable et porteuse d’avenir.
D’une part, à court terme, les secousses subies par les marchés financiers et boursiers déportent l’attention des investisseurs prudents vers les actifs plus concrets et rassurants des exploitations agricoles, forestières et viticoles.
D’autre part, au niveau mondial, l’explosion prochaine de besoins énormes en matières premières alimentaires ne laisse aucun doute sur la valorisation des espaces ruraux de production : à cet égard, le territoire national est particulièrement bien doté et mis en valeur.

En 2008, pour les résidences en zone rurale, la baisse était générale, à commencer par celle des volumes de transactions : couramment - 40 %, voire un blocage total dans les régions peu prisées.
Pour les prix, le consensus des acteurs du marché s’établit à -15 % en 2008 et les prévisions pour 2009 gardent cette orientation. Autrement dit, le bilan sur 24 mois pourrait avoisiner -25 % à -30 % par rapport à la fin de 2007. Les prix avaient progressé de +130 à +150 % de 1997 à 2007, avec une confusion progressive entre bas et haut de gamme : à terme, une remise en ordre ne nuira pas.
Il semble inévitable qu’une partie des résidences rurales retournent à leur vocation originelle d’habitation secondaire de vacances (occupées 50 jours par an), les enthousiastes “rurbains” des années 2000 ayant entériné les contraintes et surcoûts imposés par un habitat sympathique mais relativement éloigné du lieu de travail.

Difficile d’établir un barème de prix exact sur un marché aussi éparpillé et chahuté!
Avec un prix moyen en baisse d’environ 25 %, cela ramène la cote d’une résidence rurale de 1.600 €/m² - en fin 2007 - à 1.200 € - après baisse. Les vendeurs ne sont pas tous prêts à accepter cette correction : en témoigne le nombre d’offres encore affichées à prix “2007”, même si l’espoir de les voir déboucher s’amenuise chaque jour. La tâche - difficile et urgente - des intermédiaires devient donc de relancer la fluidité des transactions en faisant preuve de persuasion.
Pour leur part, les notaires estiment une fin de baisse vers 2010 ou 2011 (Immonot, septembre 2009), en comparant avec l’évolution des marchés aux USA. Les ventes et locations de chasses commencent à subir les effets du ralentissement économique ; pour rattraper une demande toujours existante mais devenue plus difficile, les prix vont probablement devoir baisser.

Source : étude Foncier rural 2009, BNP Paribas Wealth Management

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