Marché immobilier : vers un atterrissage en douceur

smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon

Après le fort redressement enregistré en 2010, le marché immobilier devrait entrer dans une phase de stabilisation en 2011-2012, selon une étude publiée par le Crédit Agricole.

"Les taux de crédit habitat remontent graduellement, les avantages fiscaux vont devenir moins attractifs et l’effet « valeur refuge » devrait moins jouer", explique Olivier Eluère, économiste chez Crédit Agricole. Selon lui,  les prix sont  surévalués (de l’ordre de 15% en France et 35% à Paris) et le taux de chômage va rester assez élevé ( 9% en moyenne en 2011), ce qui devrait conduire à une demande "moins forte et plus hésitante".

Les premiers signes de tassement des ventes et de freinage des prix sont d'ores et déjà visibles au bilan du premier trimestre 2011, après la forte accélération constatée l’année dernière notamment dans l’ancien, avec des ventes en hausse de 32% et une croissance des prix de 9,5%.

D'après les analystes, ce mouvement devrait se poursuivre au cours des prochains mois, compte tenu de la hausse prévue des taux trois mois et dix ans.  Selon l'étude, le taux Euribor trois mois devrait remonter à 2,25% fin 2011 et 3% fin 2012, contre 1% fin 2010, et les taux dix ans à 4,20%, puis 4,40% (contre 3,30%). Toutefois, une correction marquée du marché semble "assez peu probable", estiment les économistes du Crédit Agricole.

"On pourrait plutôt retrouver un processus de soft landing comparable à celui observé en 2006-2007 : le marché reste porteur mais les acheteurs sont moins nombreux, plus exigeants et attentistes, l’offre un peu plus large et les prix en hausse modérée, de l’ordre de +5% en 2011 et +2% en 2012 », conclut Olivier Eluère.

L'actualité en direct