La révolution de l’immobilier logistique

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L’immobilier logistique a changé. Les chiffres ne disent pas autre chose. Alors qu’en 2007, 2,7 millions de m² d’entrepôts étaient placés, ce chiffre devrait selon les prévisions du cabinet DTZ Research, atteindre 1,8 million de m² en 2011. C’est 1 million de m² en moins !
 
Pour Didier Terrier, directeur général délégué du cabinet à l’origine de cette étude, il ne fait aucun doute que  "le temps où promoteurs et investisseurs multipliaient les mises en chantier de nouveaux programmes en blanc, assurés de trouver rapidement preneur, est révolu".
 
La crise a entraîné de profonds bouleversements.
 "Aujourd’hui Il n’est plus question d’anticiper le marché de l’immobilier logistique mais d’y répondre en adaptant les immeubles à des usages spécifiques, analyse Bertrand Chabanne, directeur commercial France de GSE. Nous devons concevoir et réaliser des bâtiments qui répondent aux enjeux de l’ensemble de la  supply chain en nous préoccupant de leurs besoins".
 
Comme le rappelle Féridun Akpinar, dirigeant du cabinet Sunzi Consulting spécialisé en supply chain, la mutation de la distribution a créé de nouvelles attentes. "Un e-commerçant a besoin d’être proche des centres urbains, alors que les grandes enseignes de distribution, elles, ont tout intérêt à avoir des grands entrepôts loin des villes, et de privilégier des petites plateformes près des agglomérations avec une logistique en cascade". La crise économique contraint les opérateurs à être plus créatifs mais aussi à se poser des questions qu’ils ne se posaient pas forcément hier : dans quel cas automatiser un entrepôt, quel intérêt y a-t-il à faire du cross-docking, etc.… 
 
De nouvelles prérogatives
La prise en compte de risques qui traditionnellement étaient supportés par des investisseurs fait également partie des nouvelles prérogatives.
 "Nos clients veulent que nous prenions une part significative de responsabilité, tout en leur apportant plus de services : montage financier, démarches administratives, recherche foncière, choix des emplacements, prise en compte des normes environnementales, etc. " détaille Bertrand Chabanne.
 
Et pour Jean-Louis Lazuech, premier vice-président développement et patrimoine de Prologis, ces nouvelles attentes ont évidemment un impact sur la répartition des tâches. "Il est devenu impératif de travailler très en amont pour maîtriser les opportunités foncières et pour éviter le cumul des acteurs. La maîtrise des coûts la plus spectaculaire dans le temps reste encore la mutualisation des services d’un parc (voies de dessertes, parking, sécurité, entretien, etc.) avec des niveaux de charges faibles".

Source : conférence GSE « le marché de l’immobilier logistique et son avenir » du dernier salon SITL solutions logistiques.

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