Immobilier Espagne : ça empire !

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Les perspectives concernant le marché espagnol du logement sont toujours négatives
Une étude de la  RICS fait un point sur le marché du logement en Espagne où les choses ont empiré, et où cette tendance devrait continuer. Les points clés.

Tout d’abord concernant le nombre de prêts hypothécaires accordés, les données sont variables mais le chiffre mensuel est actuellement juste au-dessus de 60 000. Ce chiffre est proche du plus bas niveau relevé (la série a commencé en janvier 2003), et se situe autour de 66 % en-dessous du plus haut atteint en janvier 2007.

Sur le front des prix, il y a 3 mesures officielles et elles affichent une image remarquablement cohérente ; les prix des logements en général (anciens et neufs) sont 15% en-dessous de leur plus haut niveau, alors que les prix des logements anciens seuls, sont à environ 20% en-dessous de leurs prix maximum. D’un autre côté, l’indice INE (National Statistic Office) qui couvre les logements neufs et anciens, est à 15 % en-dessous du plus haut niveau et le sous-indice consacré aux logements anciens se situe à -22 %. Dans le même temps, l’indice provenant du Ministère du logement, qui prend en compte les logements anciens et neufs est à -16 % en-dessous de son maximum, enfin,  l’indice de la Banque d’Espagne pour les logements anciens est à 23% en-dessous du plus haut niveau atteint.

Dans ce contexte, il y a peu d’espace pour l’optimisme, tout au moins à court terme. Bien que l’économie soit sortie de la récession au premier trimestre 2010, le rythme de la croissance a depuis lors été très médiocre.
En effet, après une croissance de 0,3 % au premier trimestre, l’économie à augmenté de seulement 0,2% au deuxième selon une estimation Eurostat. Ceci est sensiblement en-dessous de la tendance moyenne sur le long terme qui est de 0,7%, ainsi que des estimations de croissance potentielle à moyen terme pour l’Espagne d’environ 0,5% par trimestre (calculées par la Banque d’Espagne).

En conséquence, avec la croissance actuelle et les données des indicateurs majeurs, comme les études PMI qui suggèrent que les perspectives sont encore plus mauvaises, le marché de l’emploi devrait continuer à se détériorer, ce qui est un réel problème si l’on considère que le taux de chômage espagnol se situe autour de 21%, taux le plus haut relevé. Jusqu’à ce que le marché de l’emploi se reprenne, le marché du logement ne devrait pas trouver plus de dynamisme à court terme.

 

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