Précarité énergétique : NKM plébiscitée comme arbitre

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Madame la Ministre, votre arbitrage est attendu face à la précarité énergétique !
Réaction d’un acteur économique aux propositions des tables rondes efficacité énergétique

Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement a lancé jeudi 10 novembre dernier, une consultation publique afin de recueillir les réactions suite aux 120 propositions émises en matière d’efficacité énergétique*.
CertiNergy, entreprise conseil en Certificats d’Economie d’Energie (CEE) regrette le manque de moyens pour lutter contre la précarité énergétique, alors que 14,4% des ménages français sont touchés par cette problématique.

Commentaires de Frédéric Utzmann, président de CertiNergy,  sur les propositions émises par les tables rondes
Malgré certaines incohérences, Frédéric Utzmannsoutient cette initiative et applaudit sa transparence. En effet, les 120 propositions et les documents de travail intermédiaires sont consultables en ligne, permettent de stimuler les échanges et d’enrichir  le débat.

Les CEE, un outil au cœur des préconisations
« Nous constatons le rôle moteur des Certificats d’Économies d’Energie : parmi les 120 mesures émises, les CEE sont au cœur de 9 des 69 propositions concernant les  ménages et les entreprises. Dispositif d’avenir, les CEE ont déjà fait leurs preuves et peuvent être déclinés de manière innovante. En tant que spécialiste, CertiNergy se tient à la disposition du Ministère pour soumettre des propositions concrètes et adaptées à la problématique de la précarité énergétique.» déclare Frédéric Utzmann.

Un réel arbitrage politique est souhaité
Des incohérences existent dans les 120 mesures émises : alors que le Grenelle 2 de l’Environnement impose qu’une part des objectifs d’efficacité énergétique soit réalisée en faveur des ménages précaires. A ce jour,  les obligés contribuerons au programme Habiter Mieux pour 85 M€ d’ici 2014. Convertis en CEE, ces 85 M€ ne représenteront que 7,7 TWhc, soit 2,2% de l’objectif triennal d’économie d’énergie (345 TWhc). Nous sommes donc très loin des 14,4% de la population française qui se trouve en situation de précarité énergétique.
« Si l’on ne veut pas que ces ménages attendent 2014 pour pouvoir bénéficier des CEE, il va falloir que le gouvernement  arbitre de manière claire et courageuse. » ajoute Frédéric Utzmann.

Les CEE, une solution contre la précarité énergétique

Le CEE est un dispositif réglementaire qui incite et valorise les travaux d’économies d’énergie en leur donnant une valeur financière. C’est donc un fabuleux levier financier pour les ménages précaires car il permet de compenser et de réduire le coût des travaux. C’est un excellent moyen pour s’assurer la réalisation de  travaux de qualité et de haute efficacité énergétique, tout en bénéficiant d’une subvention grâce à la valorisation financière des kilowattheures économisés.

CertiNergy préconise une bonification des CEE chez les ménages précaires
« La seule manière d’agir rapidement et significativement contre la précarité énergétique avec les CEE est de bonifier les opérations réalisées chez les revenus modestes. Ainsi un ménage en situation de précarité énergétique pourrait bénéficier de trois fois plus de CEE pour la même action qu’un ménage non précaire. Cette recommandation est également soutenue par l’ADEME. »

Réévaluer le niveau d’objectif des CEE
« La bonification conduit automatiquement à une surproduction importante de CEE. Comme le souligne la proposition 16 de la Table Ronde Ménage, il faudrait donc augmenter l’objectif d’économies d’énergie à réaliser d’ici fin 2013. Ainsi, si les obligés devaient réaliser 14,4% des actions d’efficacité énergétique auprès des foyers précaires avec un bonus de facteur 3, il faudrait augmenter de 29% les objectifs de la période» précise Frédéric Utzmann.
Cependant, la réévaluation de l’objectif de CEE sur la deuxième période est une mesure « non consensuelle » (dixit la proposition 14 de la Table Ronde Entreprise), il faudra alors inévitablement un arbitrage politique entre les deux tables.

Sachant que chaque ménage consacre en moyenne 2 900 euros par an pour ses dépenses énergétiques et que 3,8 millions de foyers sont en situation de précarité, les CEE apparaissent comme une solution pertinente pour accélérer la transition énergétique de la France vers une société plus sobre en énergie.

* Communiqué du Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement
http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=25023

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