Les performances de l’hôtellerie parisienne semblent indiquer que la conjoncture difficile que connaissent la France et l’Europe rejaillissent sur la demande et sur les prix moyens.
L’hôtellerie parisienne a ainsi connu un mois d’octobre difficile.
Le chiffre d’affaires hébergement (RevPAR) des hôtels parisiens est en recul par rapport à l’année passée. A l’exception de l’hôtellerie 2 étoiles, toutes les catégories sont concernées par cette baisse.
Plus inquiétant, les deux leviers du chiffre d’affaires que sont l’occupation et le prix moyen sont concernés. Les reculs restent limités à moins de 5% mais l’homogénéité du phénomène interpelle.
Ce premier signe demandera à être confirmé dans les mois qui viennent mais fait office de véritable coup de semonce dans un marché qui était orienté à la hausse depuis le début de l’année.
Si Paris semble d’ores et déjà confronté aux premiers effets de la crise, le reste de l’hôtellerie française a bien résisté au mois d’octobre. Les chiffres d’affaires de l’hôtellerie de Province et de la
Côte d’Azur continuent d’afficher une croissance appréciable. L’activité des grandes agglomérations est globalement dynamique et des villes comme Nantes ou Le Havre ont su tirer parti d’évènements
- Congrès des avocats pour l’une et Transat Jacques Vabres pour l’autre - pour enregistrer de belles performances.
Les effets de la crise ne se font pas encore sentir hors de Paris mais l’ensemble de l’hôtellerie française pourrait rapidement être concernée. Les entreprises recommencent à faire de plus en plus attention à leurs frais de déplacement et les clientèles d’agrément pourraient rapidement devenir frileuse à partir en week-end.
Définitions
TO = Taux d’Occupation
RMC = Recette Moyenne par Chambre louée
RevPAR = Revenu moyen par chambre disponible
Source : Observatoire hôtelier Deloitte-In Extenso - Octobre 2011

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