Immobilier : les notaires livrent leurs prévisions pour 2012

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Selon les Notaires de France , "le marché du logement est probablement à un tournant", clôturant ainsi une décennie globalement dynamique.

"A la dégradation du climat économique, au durcissement de la fiscalité immobilière et à la quasi-disparition du prêt à taux zéro dans l’ancien vient de s’ajouter la baisse de la notation de la dette française par Standard and Poor’s, même s’il est permis de penser que son impact sur les taux d’intérêt sera faible", commentent les Notaires de France.

Volume de transactions :  "2012 ne devrait pas être un bon cru "

Avec un volume de transactions estimé entre 700.000 et 740.000 ventes sur l’ensemble de l’année, "2012 ne devrait pas être un bon cru" , estiment les notaires.

Le volume de transactions devraient ainsi se maintenir à un niveau supérieur à celui enregistré pendant la crise de 2008 (600.000 transactions environ). "La raison essentielle tient à la distribution du crédit immobilier : les taux d’intérêt restent raisonnables, les banques continuent à prêter aux particuliers, même si les conditions d’octroi sont plus dures en termes d’apport personnel et de durée. Le manque de placements alternatifs pour des investisseurs en quête de sécurité continuera aussi à soutenir le marché », expliquent les notaires.

Dans le neuf, "il est probable que 2012 sera en retrait par rapport à 2011 en raison du coup de rabot sur le dispositif Scellier" mais "il est également possible que le PTZ+ 2012 crée la surprise".

"Il faudra attendre le printemps pour affiner notre jugement à ce sujet. Le volume du neuf sera également suspendu aux mesures fiscales qui pourraient être prises au début de la prochaine législature. Et là, il faudra attendre l’été prochain", expliquent les Notaires de France.

Prix : pas de tendance nette

Pour les notaires, la segmentation du marché de l’ancien rend très difficile une estimation globale de la tendance des prix.

"Dans l’ancien, dire que globalement les prix de vente vont augmenter ou baisser n’a plus guère de sens", soulignent les notaires.

Les prix parisiens pourraient donc "faire preuve d’une certaine résistance dans les prochains mois, en raison de l'attractivité maintenue de la Capitale, portée actuellement par les opérations d’urbanisme". Une tendance similaire pourrait être observée sur le marché des grandes métropoles de Province, du littoral et de la Couronne de Paris. En revanche, "sur le reste de la France à de rares exceptions, l’évolution des prix sera négative sans pour autant connaître une chute aussi brutale qu'en 2008 où en quelques mois il y avait eu des baisses de 10 à 15 % voire plus", anticipent les notaires.

Quant à l'immobilier neuf, "les évolutions de prix sont toujours à analyser avec circonspection " mais "on peut cependant penser que les promoteurs, pour attirer la clientèle de primo accédants, proposeront des produits généralement en retrait en termes de prix par rapport à 2011", estiment les Notaires de France..

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