Le financement, clé de voûte de l’immobilier en 2012

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Entre la réforme de la taxation des plus values, la baisse de la réduction d’impôt du dispositif Scellier (qui devrait disparaître au 31 décembre 2012), le recentrage du PTZ+ sur le neuf uniquement, et la hausse des taux, le marché de 2012 reste suspendu à de nombreuses interrogations.

D’autant que, pour le moment, personne ne peut prédire les conséquences de la perte du triple A. « Il faut vraisemblablement s’attendre à une hausse des taux fixes des crédits immobiliers sur plus de 20 ans, qui pourrait atteindre 5 % d’ici la fin de l’année, note Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de CAFPI. Ce qui risque de nuire au marché ».

Pour CAFPI, ce n’est pas que la hausse des prix qui met en difficulté l’accession à la propriété, mais également la hausse du coût du crédit. Pour preuve, alors que les prix n’ont cessé d’augmenter depuis une quinzaine d’années, le nombre de primo-accédants a continué de progresser.
Sauf durant les années 2008 et 2009, deux années marquées par l’augmentation des taux. Or, parmi les accédants à la propriété, les primo-accédants sont largement majoritaires (72 %).

Quel serait alors l’impact de la hausse des taux pour eux ?
Assurément une désolvabilisation. Pour maintenir cette solvabilité, il faudrait, par exemple, qu’à une hausse de taux de 0,50 % corresponde une baisse des prix d’au moins 4 %. « En 2012, les acquéreurs auront besoin que les prix s’ajustent pour leur permettre d’acheter, sinon ils devront se reporter sur des biens plus éloignés ou plus petits », note Philippe Taboret.

Pour contrer la baisse probable des transactions et de la production de logements en 2012, CAFPI entend prendre part au débat sur le logement et appelle de ses vœux un certain nombre de mesures dans le cadre d’une vraie politique du logement :
- Construire plus pour rattraper le retard de près d’un million de logements en France afin de répondre à la demande en accession comme en location et de faire baisser les prix ;
- Eviter que les aides de l’Etat ne soient absorbées par des hausses de prix en les recentrant vers la personne et non plus vers la pierre ;
- Apporter aux banques la garantie de l’Etat sur les risques de taux et de contentieux pour le financement de l’accession des ménages les plus fragiles.

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