En raison de l’effondrement de la confiance due à la crise de la dette souveraine et à l’accumulation de mesures fiscales restrictives, l’économie de la zone euro stagnera en 2012. En effet, après une légère hausse de 0,2 % du PIB au 3ème trimestre 2011, la zone euro devrait connaître une courte période de récession jusqu’à la fin du premier semestre 2012. En dépit d’une croissance du PIB faible, l’Allemagne restera un acteur fort, alors que les pays d’Europe du Sud tomberont de nouveau en récession. Du côté du marché du travail, le taux de chômage en zone euro devrait à nouveau progresser en 2012.
Le volume d’investissement total s’est élevé à 38,7 milliards d’euros sur nos neuf principaux marchés européens en 2011. Cette augmentation de 7 % comparée à l’année précédente est venue confirmer nos prévisions d’une reprise modérée de l’investissement en immobilier d’entreprise. Tandis que 2011 commençait sur une note positive avec une hausse de 21 % des volumes au premier semestre, l’activité sur la deuxième moitié de l’année a brusquement ralenti. Le dynamisme habituel du dernier trimestre n’a été observé qu’à "Central Paris" et à Munich qui ont réalisé 42 % et 45 % de leur volume annuel au 4ème trimestre. De même, Madrid a enregistré au dernier trimestre 51 % des volumes d’investissement de 2011 mais a tout de même enregistré une baisse annuelle par rapport à 2010.
Avec 70 % de l’investissement total, les bureaux sont restés, de loin, les produits les plus prisés. Cependant, alors que l’investissement a augmenté de 5 % entre 2010 et 2011 pour les bureaux, il est en hausse de 33 % pour les commerces, avec un volume largement au-dessus de la moyenne long-terme. Soutenus par la forte demande en actifs "prime", les taux de rendement "prime" des bureaux, commerces et locaux d’activité demeurent constants, à un niveau bas, par rapport au 3ème trimestre 2011. Néanmoins, on observe de légers mouvements sur certains marchés. En effet, les taux de rendement "prime" des bureaux à Milan ont augmenté de 15 pb.
En 2012, la demande devrait rester soutenue, certains investisseurs institutionnels, dont des fonds de pension et des compagnies d’assurance, ayant prévu d’augmenter leur exposition à l’immobilier.
Les résultats pour 2012 restent incertains car fortement dépendants des conditions de financement que les banques exigeront. En outre, l’offre devrait rester limitée. Les différences entre les marchés devraient s’accroître. En effet, les pays de l’Europe du Sud restent assez pessimistes, tandis que le Royaume-Uni ou l’Allemagne sont confiants pour 2012 avec des volumes prévus plus ou moins stables.
Source: BNP Paribas Real Estate

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