Pour Daniel Féau Conseil Immobilier, l’évolution du marché de la clientèle française familiale de 1 à 2.5 millions d’euros en 2012 sera la résultante de deux tendances assez contradictoires.
D’un côté les années électorales sont souvent des années plus faibles en volume (nombre de ventes), ce phénomène étant lié à un certain attentisme de ce segment de la clientèle nationale.
De plus les perspectives macro économiques ne sont pas particulièrement riantes pour l’année à venir et peuvent conforter aussi cette catégorie de clientèle dans sa frilosité.
En revanche, sur ce segment de la clientèle française entre 1 et 2,5 millions d’euros, Féau observe – certes dans une moindre mesure que pour la clientèle internationale – un arbitrage des actifs financiers au profit de l’immobilier résidentiel perçu aujourd’hui comme le plus sûr.
Compte tenu du contexte économique général, Féau ne s’attend à une remontée forte des taux d’intérêt.
Du côté vendeur, l’offre provenant des particuliers reste relativement parcimonieuse pour ces appartements familiaux dans les quartiers chers et l’offre qui pourrait résulter de la construction neuve ou même de la restructuration d’immeubles de bureaux est inexistante dans nos quartiers.
Ces éléments devraient établir un meilleur équilibre entre l’offre et la demande se traduisant par une relative stabilité des prix.
En effet, au cours de ces dernières années marquées par une forte croissance des prix, notamment depuis 2009, Féau n’a observé aucun des phénomènes qui auraient pu caractériser la formation d’une bulle sur ce marché parisien :
- Pas d’achat spéculatif : les acquéreurs étaient des utilisateurs
- Croissance modérée du stock disponible à la vente
-Pas de «comportement déviant» en matière de financement immobilier destiné à solvabiliser artificiellement les acquéreurs : les quotités d’apport personnel, les taux d’effort, etc. sont restés dans la norme, seule la durée moyenne d’amortissement des prêts à eu tendance à augmenter mais ce mouvement est clairement interrompu.
même pour ce marché des appartements familiaux ; ceux qui croient pouvoir diagnostiquer une bulle immobilière en seront, une fois de plus pour leur frais, à Paris et dans l’ouest parisien en tout cas.
Conclusion de Daniel Féau Conseil immobilier
« Les prix se sont déjà tassés par rapport au pic de 2011, de l’ordre de 5 % et de réelles opportunités commencent à apparaitre. Et compte tenu de la volonté très claire d’une partie de cette clientèle de mettre à l’abri son patrimoine en investissant dans la pierre, nous ne croyons pas que la baisse observée au cours des derniers mois se prolonge beaucoup en 2012 sur ce segment du marché. Mais nous ne voyons pas non plus de contexte favorable à une reprise de la hausse des prix.
Au final, nous pronostiquons une année 2012 paradoxalement équilibrée sur ce marché immobilier parisien destiné à la clientèle française, éloigné à la fois de l’atmosphère de dépression que traversent les actifs financiers et des tensions à la hausse qu’il a connu au cours de ces deux dernières années. »

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