Et Bertrand Delanoë de commenter ainsi la nouvelle de la dégradation de la note de la Ville de Paris :
« La décision annoncée par l’agence de notation Standard & Poor’s de dégrader la note de la Ville de Paris s’inscrit logiquement dans la suite de la perte de la notation AAA de la France, le 13 janvier dernier.
Comme Standard & Poor’s l’avait rappelé à la fin 2011, cette décision revêt un caractère automatique, pour Paris comme pour toutes les collectivités et acteurs publics ou privés dépendant directement ou indirectement de transferts financiers de la part de l’Etat.
Je regrette que la Ville de Paris subisse ainsi les conséquences de la mauvaise gestion gouvernementale des finances de l’Etat. Cette issue est d’autant plus regrettable et injuste que Standard & Poor’s relève encore, dans son communiqué d’aujourd’hui, que la « qualité de crédit intrinsèque » de notre collectivité reste située à AAA, soit le niveau maximal, soulignant la très bonne situation financière de la Ville, le niveau modéré de son endettement malgré un programme d’investissement très dynamique.
Les risques de renchérissement du coût du crédit pour les collectivités locales françaises interviennent alors même qu’elles ont su stabiliser le poids de leur dette (10% de la dette publique nationale, comme l’a souligné la Cour des Comptes dans un récent rapport), tout en restant le premier investisseur public.
Il serait illogique et injuste que les opérateurs de marché fassent subir aux Parisiens une augmentation des taux d’intérêt. Ni la très grande solidité des finances parisiennes, ni la prudence qui a toujours guidé notre stratégie financière ne le justifieraient. »

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