En 2012, les prix résisteront, le volume de transactions chutera, et l’inégalité des Français devant l’immobilier se creusera, prédit Stéphane Romanyszyn, président d’Entreparticuliers.com.
Comme c’est le cas depuis plus de 10 ans, le déséquilibre entre la demande de logements et l’offre existante sur le marché devrait constituer la principale barrière à l’effondrement des prix des logements.
En effet, si la fin du PTZ+ dans l’ancien et le resserrement du crédit ont déjà exclu une partie des aspirants à la propriété, essentiellement des primo-accédants, "le nombre de ceux qui peuvent encore acheter demeure nettement supérieur à l’offre de biens disponibles à la vente", souligne le président d’Entreparticuliers.com. Il s’agirait notamment des classes aisées, qui face à la volatilité des marchés bousiers, détourneront leurs investissements vers la pierre, considérée encore comme une valeur refuge.
Dans ce contexte, Stéphane Romanyszyn pronostique "une légère variation à la hausse" de l’indice global des prix du baromètre Entreparticuliers.com, comprise entre +1 et +4% sur un marché au ralenti. Selon lui, les prix continueront à augmenter dans les zones les plus prisées par les investisseurs ou les acquéreurs fortunés alors qu'ils devraient baisser dans les zones peu dynamiques.
Globalement, le nombre de transactions pourrait chuter entre -15 et -20%, en raison notamment de l’attentisme des ménages face aux incertitudes concernant la situation macro-économique. Une tendance qui commence déjà à se dessiner, avec une chute d’environ 20% du nombre de nouveaux biens mis en vente par rapport à janvier 2011.

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