Virgin Megastore Marseille: la CGT a des idées pour faire vivre le site

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Après 23 ans de présence rue Saint-Ferréol à Marseille, Virgin fermera définitivement ses portes le 30 juin prochain. Criblé de dettes, le groupe détenu à 80 % par le fonds Butler Capital Partners (BCP), a été placé en cessation de paiements en janvier dernier.

Certes, les candidats à la reprise ont jusqu’au 23 mai 2013 pour se faire connaître. Mais pour l’heure, un seul acquéreur crédible s’est montré intéressé : la société Rougier & Plé, qui se propose de reprendre 285 des 1 000 salariés de l’enseigne culturelle...

Fin de partie ? Pas encore... Une vingtaine de salariés sur les 48 que compte l’enseigne à Marseille ont décidé de jouer leur va-tout. Dans les cartons, un ambitieux projet de reprise du bâtiment de la rue Saint-Ferréol classé au patrimoine.

L’idée ? Transformer l’espace en haut lieu de la culture marseillaise. Représentant de l’union locale CGT du centre-ville, Stefan Raffi veut y croire : « On pourrait penser un magasin qui aurait à la fois des produits grand public, et à côté de cela, qui propose des artistes moins connus, ne disposant pas forcément d’une force de frappe commerciale. Un amateur de hip-hop venant acheter le dernier Sexion d’Assaut doit pouvoir découvrir à côté de ceux-ci les disques de Casey, The Coup, Epsylone... » Autre option défendue, « la salle à l’étage pourrait être aménagée pour des show case musicaux avec une programmation privilégiant la scène locale ».

Parallèlement au combat mené dans la cité phocéenne, plusieurs centaines de salariés de Virgin, dont des représentants de l’antenne marseillaise, se sont rassemblés le 30 avril dernier à Paris devant le magasin phare du distributeur de produits culturels pour demander « un plan social digne ».

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