Immobilier locatif : forte reprise d’activité sur fond de baisse des recettes locatives

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Ce matin avait lieu la présentation trimestrielle des résultats de l’observatoire Clameur, qui donne un aperçu assez complet du marché immobilier locatif privé. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’année 2015 a offert beaucoup de bonnes surprises en attendant de pouvoir analyser correctement ce début d’année 2016, une fois les mois d’hiver passés. Car oui, en hiver, l’activité locative est constamment mauvaise.


Avec une augmentation de 11,9% de son activité, le marché locatif privé s’est largement ressaisi en 2015. Une amélioration qui s’explique selon trois facteurs. Tout d’abord le moral des ménages qui s’est largement amélioré, a offert de nombreuses opportunités à ces derniers. Ensuite, le très fort redémarrage de l’accession à la propriété, ressenti notamment depuis la mise en place du dispositif Pinel, a permis de réduire le nombre de locataires et par la même occasion de libérer des logements et ainsi fluidifier la demande. Enfin, la mobilité résidentielle a observé une forte hausse en 2015, se maintenant à un niveau plus que correct, malgré un fléchissement observé depuis octobre jusqu’à aujourd’hui. Un fléchissement qui inquiète et n’offre que très peu de visibilité pour la suite. En effet, cette baisse de l’activité locative, observée dans toutes les régions de France en ce début d’année, doit être prise avec des pincettes, car il peut ne s’agir que d’un retard d’ajustement du marché.


Du côté des loyers, Michel Mouillart, porte-parole de l’outil Clameur, parle de « situation grave de récession des loyers de marché ». En effet, les loyers n’ont cessé de baisser tout au long de l’année 2015. Une tendance qui se confirme en 2016, alors que depuis 2011 les loyers évoluent sous la les prix à la consommation. Une situation critique qui dispose d’une singularité encore jamais observée : les loyers des grands logements de trois, quatre, cinq pièces et plus, diminuent pour la première fois. Selon Clameur, les loyers reculent dans 54,1% des villes de plus de 10 000 habitants. Pire encore sur les grandes villes de plus de 148 000 habitants. 70% d’entre elles voient leurs loyers diminuer en 2015.


Cette tendance récessive s’est en plus accompagnée de l’effondrement de l’effort d’amélioration et d’entretien du patrimoine. En cause, la baisse des recettes locatives qui entraîne des pertes chez les propriétaires bailleurs qui ne font plus passer l’entretien de leur logement en priorité. Conséquence, le parc libre à la location se réduit.

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