Activité immobilière : 2016, année dynamique

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Les volumes de ventes immobilières ont progressé de 11 % sur un an pour atteindre le point le plus haut des dix dernières années, pendant que les indices Notaires - INSEE marquent également en hausse sur un an : +1,4 % pour les appartements anciens et + 2 % pour les maisons anciennes.


Ce marché dynamique s’explique pour deux raisons principales : des taux de crédit à l’habitat toujours bas et un phénomène de rattrapage après trois années d’attentisme. Cependant, si le volume de ventes dépasse le volume annuel moyen constaté sur la période 1999-2007, les prix ne sont pas remontés au point haut du marché observé au 4ème trimestre 2011.


Le volume de ventes de logements anciens sur les douze derniers mois sur l’ensemble de la France est estimé à 838 000 à fin septembre 2016, en hausse de 11 % comparativement à il y a un an (755 000). À fin septembre 2016, ce volume est estimé en hausse de 15,1 % sur un an en Ile-de-France (160 400 ventes) et de 10,1 % en province (677 600 ventes).


Concernant les prix sur un an, ceux des appartements anciens ont augmenté (+1,4 %). Cette reprise, amorcée depuis le deuxième trimestre 2016, fait suite à une période de lente érosion des prix depuis mi-2012. Cette augmentation concerne principalement l’Ile-de-France avec +2,7 % sur un an. En province, les prix augmentent de 0,3 % et restent à leur niveau de 2009.


Pour les maisons, les prix continuent de se redresser : +2 % entre le troisième trimestre 2015 et le troisième trimestre 2016. Contrairement aux appartements, cette progression est plus accentuée en Province (+2,1 %) qu’en Ile-de-France (+1,2 %).


Que se passera-t-il en 2017, année d’élection présidentielle ? Plusieurs scénarios sont envisageables. Si l’exonération de l’impôt sur les plus-values passait à 15 ans au lieu de 22 pour les résidences secondaires, cela pourrait faire revenir les vendeurs sur le marché et, par conséquent, calmer les prix (sauf à ce que les prélèvements sociaux ne restent exonérés qu’au-delà de 30 ans…). S’il y avait un allégement de la fiscalité des revenus fonciers, les investisseurs pourraient revenir dans l’ancien, avec néanmoins comme corollaire un risque de montée des prix. Enfin, si l’ISF était supprimé, il pourrait y avoir une tension sur les biens d’exception.

Le flash

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