Immobilier : l’investissement locatif, grand acteur de la reprise à Paris

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Après avoir connu une envolée du nombre de ses transactions en 2015 (+24,1 %), Century 21 estime dans son bilan annuel que le marché parisien retrouve une dynamique comparable à celle observée sur la France entière et enregistre une hausse du volume des ventes de 15,8 %. D’un autre côté, les investissements locatifs, qui avaient fortement chuté entre 2011 et 2015, repartent à la hausse en 2016 et représentent 25,7 % des transactions parisiennes (toujours nettement en deçà du plus haut observé en 2011 avec 30,1 %).


Les délais de vente raccourcissent pour la 2e année consécutive et s’établissent à 67 jours, loin néanmoins du niveau constaté en 2011 où la frénésie du marché était telle que les délais ne dépassaient pas les 44 jours en moyenne.


Le prix moyen au m² parisien, qui avait reculé de 2,2 % en 2015, repart à la hausse (+ 4,9 % sur un an) pour atteindre 8 447 € en moyenne, près de 400 € de plus que l’année précédente. Cela a une incidence sur le montant moyen d’une transaction qui atteint des sommets : 422 098€. A titre de comparaison, il y a 10 ans, ce montant moyen ne dépassait pas à Paris 248 386€. Optimisant leurs conditions de crédit, les Parisiens achètent plus grand et la superficie moyenne enregistre un nouveau record : 51,4 m² en 2016 (contre 46,3 m² il y a 10 ans).


Ce sont à 79,4 % les cadres moyens, cadres supérieurs et professions libérales qui achètent dans la capitale, peu sujette à la mixité sociale si l’on se fie aux statistiques. La part des employés / ouvriers et des commerçants / artisans recule parmi les acheteurs (respectivement de -7,7 % et de -31,4 %). On assiste à un véritable phénomène de gentrification, ces catégories socioprofessionnelles se déportant vers les départements franciliens où elles sont, à l’inverse, surreprésentées.

Le flash