Crédit immobilier : une année 2016 dynamisée par des taux historiquement bas

smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon

 

Le courtier en prêt immobilier, Immoprêt, dresse le bilan de l'année écoulée et donne son point de vue sur les perspectives de 2017.


L'année 2016 a été marquée par des taux très bas qui ont permis aux familles accompagnées par Immoprêt d'emprunter davantage, le montant moyen du prêt ayant augmenté de 6,87% par rapport à 2015, et sur une durée moins longue. On relève également une baisse de 5% du revenu moyen par rapport à 2015 grâce aux taux bas et au prêt à taux zéro qui ont encouragé l'accession sociale et l'accession à la propriété.


Si le montant moyen des prêts a augmenté, on observe en revanche une diminution du prix moyen des biens qui traduit la volonté des acheteurs d'investir dans des biens moins chers à l'achat avec une enveloppe travaux plus importante afin de viser une plus-value à la revente et/ou d'avoir un bien rénové plus grand.Cette stratégie a été particulièrement encouragée par le prêt à taux zéro dans l'ancien, reconduit en 2017.

 

Des taux à leur plus bas niveau en 2016 malgré une légère remontée en décembre
Malgré une légère remontée au mois de décembre de 1,32% contre 1,18% en novembre, les taux ont constamment baissé depuis janvier 2016 date à laquelle ils étaient à 2,1%.

 

Un pouvoir d'achat immobilier en hausse
Ce niveau historiquement bas a permis aux acquéreurs d'augmenter leur capacité d'emprunt de l'ordre de 24 417€ en deux ans (entre janvier 2014 et novembre 2016) et a réduit le délai de réflexion, les acquéreurs étant déterminés à profiter des faibles coûts de crédit.

Évolution de la capacité d'achat des ménages pour une mensualité de 800€ hors assurance, avec un taux moyen négocié par Immoprêt sur la période, pour un emprunt sur 20 ans.

 

Pour quel usage ?
Les prêts financés par Immoprêt, ont visé l'acquisition de biens dans l'ancien à 61% et à 11% dans du neuf. Cette répartition en faveur de l'ancien a été soutenue par le prêt à taux zéro et la stabilité des prix de l'immobilier dans l'ancien. 26% des dossiers ont été consacrés à la renégociation.

Cependant, selon Jauffrey Ianszen, « le mois de janvier avec la faible augmentation des taux va probablement entraîner une dernière vague de renégociation qui s'écoulera sur le trimestre à venir ».

Les disparités demeurent importantes entre l'Ile de France et les autres régions. À titre d'exemple on note un écart de 38 182 € entre l'apport moyen dans la région Centre Val de Loire à 14 447€ et la région Ile de France à 52 629€.

Le montant de l'acquisition inférieur au montant du prêt dans toutes les régions sauf en Ile de France (avec une tendance très marquée en Bretagne), est dû au fait que les acheteurs profitent des taux bas pour inclure les travaux et les frais divers (de notaires notamment) dans leur prêt.

 

Focus sur les primo-accédants
Les primo-accédants qui représentent 60% des clients d'Immoprêt (29 484 familles sur les 48 639 accompagnées par Immoprêt) ont pleinement bénéficié de ces conditions de crédits favorables et ont vu leur pouvoir d'achat immobilier augmenter. Avec des revenus et un apport moyen plus bas les clients d'Immoprêt ont pu emprunter 5,57% de plus qu'en 2015.

 

Perspectives 2017
La hausse des taux déjà constatée au mois de décembre ne devrait pas bouleverser le marché de l'immobilier. En outre, le taux d'usure fixé par la Banque de France à 3,37% sur 20 ans pour le 1er trimestre 2017 limitera de toute façon la portée de la hausse.

Le maintien du PTZ qui a notamment profité à de nombreux primo-accédants et la prolongation de la loi Pinel pour l'investissement locatif, véritable levier pour l'investissement dans le neuf et soutien à la construction, continueront à entretenir le dynamisme du marché de l'immobilier.

Cependant, des mesures supplémentaires pourraient permettre à un plus grand nombre de français d'accéder à la propriété : l'inversion de la plus-value sur les terrains et les résidences locatives, la réduction des droits d'enregistrement des primo-accédants, l'encadrement des critères d'acceptation des crédits immobiliers, la garantie étatique pour les primo-accédants, le déblocage de foncier public sous conditions, le regroupement des aides écologiques sous une seule enveloppe.

Pour Jauffrey Ianszen, Directeur Réseau & Développement d'Immoprêt, « ces propositions doivent enrichir le débat de la campagne présidentielle pour que la bonne santé du marché immobilier s'inscrive dans la durée ».

Le flash