"Par rapport aux prévisions d'il y a quelques mois, nous avons maintenant une reprise qui (...) arrive peut-être un peu plus tôt et qui est peut-être un peu plus forte car les conditions financières se sont améliorées plus rapidement que nous ne le pensions il y a quelques mois", a-t-il ajouté.
La reprise, venue d'Asie, demeure très dépendante des mesures de stimulation budgétaire et monétaire, prévient l'OCDE, dont les 30 pays membres comptent les principaux pays industrialisés frappés de plein de fouet par la crise déclenchée par l'éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis.
Des stratégies de retrait progressif des mesures de soutien budgétaire et monétaire doivent être élaborées dans la perspective d'un affermissement de la reprise mais le moment n'est pas venu de les mettre en oeuvre, prévient l'OCDE.En juin dernier, l'OCDE préconisait de maintenir les taux d'intérêt directeurs inchangés dans les principales économies tout au long de l'année 2010.
Jorgen Emelskov reconnait que cette recommandation n'est désormais plus aussi catégorique qu'à l'époque mais souligne que les taux d'intérêt devront rester très bas au sein de la zone euro et aux Etats-Unis et sans doute dans d'autres pays pendant une bonne partie de l'année prochaine.
L'absence de tensions inflationnistes a permis aux gouvernements et aux banques centrales de mettre en oeuvre des mesures de soutien massives, et leur réponse à la pire récession traversée par l'économie mondiale depuis la Grande Dépression semble désormais pouvoir être considérer comme un succès, a estimé Jorgen Elmeskov.
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