Selon une étude récente réalisée par la société ISSOS, éditeurs de logiciels d’aide à la vente de prêts, de produits d’épargne et de prévoyance pour les banques et les assureurs, sur la vente de prêts immobiliers en agence bancaire, un conseiller sur cinq ne proposerait pas le fameux Prêt à Taux Zéro (PTZ) à ses clients, répondant pourtant aux critères.
55 agences d'Ile-de-France, Paca et Région de la Loire visitées
Des visiteurs mystère ont été envoyés dans 55 agences des plus grandes banques nationales et courtiers les plus connus, réparties dans la région parisienne, la région PACA et les Pays de la Loire, pour demander un financement pour l’acquisition d’un appartement d’une valeur de 197.300 euros avec un apport de 15.000 euros.
Etant donné l’emplacement géographique du bien à financer et les faibles revenus annoncés par les visiteurs mystère, un prêt à taux zéro aurait systématiquement du être proposé. Une fois sur cinq pourtant, les conseillers ne l’évoquent même pas, augmentant ainsi le coût du crédit pour l’emprunteur. Et lorsque les testeurs insistent pour bénéficier d’un PTZ, un conseiller sur deux se montre peu à l’aise avec le dispositif.
2/3 des financements multi-prêts ne sont pas lissés
Par ailleurs, dans la moitié des cas, les simulations chiffrées présentées aux clients ne tiennent pas compte du PTZ. Quant toutefois, elles le font, très peu de conseillers lissent les prêts. Le lissage permet pourtant à l’emprunteur d’obtenir des mensualités de remboursement constantes dans le temps. En tout, ce sont plus des deux tiers des financements multi-prêts qui ne sont pas lissés.
La maîtrise du lissage de prêts a un double avantage pour une banque. Elle lui permet en effet, d’une part, de présenter une offre parfaitement adaptée aux besoins du client, et de l'autre, de se différencier par rapport aux autres banques et aux courtiers, en évitant la course aux taux nominaux. En s’adaptant aux besoins de l’emprunteur, la banque donne accès à des financements que l’emprunteur n’aurait pu se permettre sans lissage. Celui-ci augmente donc les chances pour la banque de vendre son financement.
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Source : Etude ISSOS sur la vente de prêts immobiliers en agences bancaires, juin 2010.

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