Attractivité : Quelles sont les villes préférées des Français ?

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Une nouvelle étude de la Chaire « Ville & Immobilier » de l’Université Paris-Dauphine et du Crédit Foncier dresse un palmarès des villes françaises les plus attractives, en fonction des mouvements de population enregistrés par l’Insee ces dix dernières années.

Alors dans quelles villes tous les Français rêvent de s’installer ? Et bien majoritairement dans celles qui sont ensoleillées, situées dans le Sud et l’Ouest du pays, et qui rassemblent des critères d’attractivité déterminants comme la qualité des services de proximité (forte densité de petits commerces, de médecins spécialistes, de chambres d’hôtels, de restaurants…), une part élevée  de cadres et professions intellectuelles supérieures, ou un nombre limité d’habitants. Des critères bien plus importants aux yeux des Français que le dynamisme économique du territoire ou le taux d’emploi.

Dans le top 6, on retrouve donc Ajaccio, Perpignan, Toulouse, Bayonne, Montpellier et Nice. Mais quarante agglomérations au total, peuvent être qualifiées d’attractives, en vertu de leur solde migratoire positif. C’est le cas de Pau, Avignon, Bordeaux, Marseille-Aix-en-Provence, Toulon, Bastia, Arcachon, Sète, Fréjus, Agen, Menton-Monaco, Albi, Alès, Annemasse, Bergerac ou encore Nîmes par exemple.

En queue de classement, une soixantaine d’agglomérations présentent des soldes migratoires négatifs. On y retrouve notamment  les villes de Reims, Dunkerque, Charleville-Mézières, Maubeuge, Le Havre, Montbéliard, Cherbourg et même Paris ! La capitale se classe en effet 52ème en terme d’attractivité, avec la perte de 145.000 habitants en sept ans (entre 1999 et 2006), dont 56.000 à l’échelle de la ville-centre. (Voir l'article « Attractivité : Paris refoule plus qu'elle n'attire »)

Ces villes ont un effet repoussoir sur les Français, principalement en raison de leur trop grande taille, de la présence de logements des années 50 à 75, souvent synonymes de banlieues-dortoirs, ou de la concentration élevée d’établissement d’enseignement supérieurs et de zones d’éducations prioritaires (ZEP).

Quelle méthode ?

Menée en partenariat avec le Crédit Foncier dans le cadre de la Chaire Ville & Immobilier, l’étude Paris-Dauphine part d'une méthode inédite qui prend le contrepied des palmarès de villes existants.

Elle évalue l'attractivité résidentielle des 100 plus grandes agglomérations françaises et dessine une nouvelle carte de la France qui révèle une déconnexion croissante entre compétitivité économique et attractivité résidentielle. En jeu notamment : la qualité de vie, comme en témoignent les facteurs explicatifs de l’attractivité qui ont été identifiés au moyen de l’analyse de plus de 200 indicateurs potentiels. Le classement repose sur un indicateur objectif et indiscutable : les soldes migratoires des cent plus grandes agglomérations françaises, enregistrés par l’Insee sur la période 1999-2006. Au moyen d’un modèle économétrique, il s’agit ensuite de tester l’impact sur ces soldes de variables statistiques potentiellement explicatives.

Source : Chaire Ville & Immobilier, Université Paris-Dauphine, L’attractivité résidentielle des agglomérations françaises, juillet 2010.

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