Selon l’Observatoire de l’hôtellerie française du Conseil en tourisme Deloitte, le bilan du premier semestre 2010 est satisfaisant pour l’ensemble de l’hôtellerie française, avec une phase de croissance engagée depuis le mois de mars, malgré un coup de frein en avril lié aux perturbations du nuage islandais. Au premier semestre 2010, les hôtels 2* affichent un RevPAR à 41 euros (-1,4 % par rapport au semestre précédent), les 3* à 63 euros (+5,1 %) et les 4* à 138 euros (+5,1 %). La Recette moyenne par chambre louée (RMC) s’établit respectivement pour les trois catégories, à 64 euros, 97 euros et 213 euros.
La Côte d'Azur retrouve la croissance
Les chiffres du mois de juin confirment la tendance haussière. Toutes les catégories voient leur Revenu moyen par chambre disponible (RevPAR) progresser significativement. Les principales places hôtelières partagent cette reprise. La Côte d’Azur notamment, qui était en retrait sur les premiers mois de l’année, affiche en juin d’excellentes performances. Le tourisme d’affaires se redresse même si de profondes mutations dans les habitudes de voyages sont identifiées : recentrage sur la France, baisse des séminaires de motivation, recours au transport low cost plus fréquent.
Les 2* souffrent d'une baisse de la demande
Deux tendances se dégagent selon Deloitte. D’une part, les marchés 3* et 4* qui affichent un dynamisme de la demande et une stabilisation des prix moyens (taux d’occupation en hausse de 4,6 % pour les 3* et de 6,1 % pour les 4*sur le semestre). Ces deux catégories enregistrent sur le premier semestre une progression de plus de 5 % du chiffre d’affaires hébergement. Toutefois, l’étude précise que si les indicateurs sont positifs, les pertes enregistrées l’année dernière sont loin d’être compensées.
D’autre part, l’hôtellerie 2* et économique avec une stabilisation du RevPAR. Sur ces marchés, la demande continue de s’effriter très légèrement. Le taux d’occupation du premier semestre s’établit à 63,2 %, en recul d’1,6 % par rapport au trimestre précédent.
Si la reprise est plus marquée à Paris, la Province et la Côte d’Azur ne sont pas en reste et affichent des croissances de recette hébergement comprises entre 2 % et 6 %. Seuls les hôtels 2* de Province stagnent. L’analyse des grandes agglomérations révèle toutefois des disparités. La reprise n’est pas partagée par tous. Ainsi, près du tiers des grandes villes affichent une baisse de RevPAR, c’est le cas d’Angers, Cannes, Marseille, Nancy, Nantes et Strasbourg.
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Source : Deloitte, Observatoire de l’hôtellerie française, juin 2010.

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