Selon une étude de l’Insee publiée ce jeudi sur les revenus des ménages Français entre 2002 et 2007, les écarts de revenus entre les différentes zones du territoire métropolitain se réduisent. « D’une part, les revenus augmentent plus rapidement dans les régions aux revenus les plus faibles. D’autre part, les différences entre campagne et ville s’atténuent », explique l’Insee.
Le vieillissement de la population tire les revenus vers le haut
Entre 2002 et 2007, le revenu médian des ménages n’a progressé que de 12 % dans les régions les plus riches (Ile-de-France et Alsace), à peine plus que l’inflation (10 %), alors qu’il a augmenté de 23 % en Corse, là où les revenus sont les plus faibles. La moyenne du territoire s’établit à 16 %.
Ce phénomène de rééquilibrage s’explique en partie, selon l’Insee, par l’arrivée de ménages d’actifs urbains plus aisés dans les zones rurales, ceux-ci cherchant à fuir la pression foncière des grandes villes. Une autre explication mise en évidence par l’étude est celle du vieillissement de la population. Entre 2002 et 2007, « le nombre de ménages de 60 ans et plus augmente deux fois plus vite que le nombre total de ménages. Parallèlement, les revenus des 60 ans et plus augmentent deux fois plus vite que l’inflation », indique l'Insee. Ainsi, la génération du papy-boom tire vers le haut les revenus des zones rurales et participe au rééquilibrage du territoire.
Néanmoins, cette évolution ne concerne pas toutes les zones rurales. Il reste des ensembles de communes isolées, loin des aires urbaines attractives, où les revenus restent bas. C’est le cas du centre de la Bretagne ou de certaines zones reculées de montagne, qui perdent de la population.
Source : Insee.

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