La société d’investissement Investors in Private Equity (IPE) devrait bientôt reprendre Urbania, le 3e réseau de syndics français, en grandes difficultés financières.
Selon un protocole d'accord signé hier avec les créanciers, "les banques abandonnent la moitié de leurs 430 millions de créances et obtiennent en échange 209 millions d'obligations convertibles d'ici à quinze ans en titre de la société, avec possibilité de rachat d'ici là à certaines dates clefs, la première étant en fin d'année », écrit le journal Les Échos. Avec 240 millions d’euros de créances, la Société Générale serait la grande perdante de l'opération.
"Sans accord, les banques perdaient tout (…) une liquidation judiciaire aurait entraîné une fuite des mandats de copropriété, donc les cabinets auraient perdu leur valeur" , souligne, en revanche, Philippe Nguyen, président d’IPE, cité par le quotidien.
Après l’acquisition d’Urbania, IPE devrait disposer d’un réseau de 105 agences d’administration de biens gérant 400.000 lots de copropriétés et 17 millions m2 de bureaux et commerces. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé mais, selon le journal, il avoisinerait les 225 millions d’euros.
Le projet de reprise devrait être examiné par le Tribunal de commerce de Nanterre le 20 septembre 2010.
Source : Les Échos.fr

Twitter
Facebook
Flux rss